Après moult rebondissements, découvrez le film qui va changer votre façon de voir les Super-Héros au cinéma. Epoustouflant !
Alors que les tensions entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique sont de plus en plus fortes, les Gardiens sont menacés par un mystérieux complot visant à les faire disparaitre à jamais de la surface de la Terre. Rorschach, un super-héros déterminé à en finir avec cette histoire, va recontacter ses anciens compagnons pour tenter d'y mettre un terme, mais derrière une apparence toute simple se cache finalement une vérité bien plus dérangeante qu'il ne l'aurait imaginé. Et quand le monde a besoin des Watchmen, ils s'y rendent la tête haute, mais lorsque c'est à leur tour de demander de l'aide, qui peut réussir à les sauver ?
C'est le réalisateur du très controversé
300 qui a réussi à adapter ce roman graphique que l'on a longtemps laissé de coté. A cause, notamment, de sa complexité scénaristique et visuelle. Il faut dire que le film ne lésine pas sur les moyens et
Zack Snyder n'hésite pas à faire sur la longueur : 2h40 tout de même, cette aventure hors du commun marquera pour beaucoup le paysage cinématographique américain. Le pari était risqué pour la Warner qui s'est lancée dans ce projet fou, attendu de pied ferme par les fans du comic-book. Nul doute qu'il y aura des déçus, mais sans l'ombre d'une incertitude, beaucoup de cinéphiles resteront scotchés devant cette œuvre majeure. Après
The Dark Knight en aout dernier, on a découvert que l'on pouvait faire (beaucoup) de recettes avec un super-héros ayant une âme noire, et c'est grâce à cela que le réalisateur a pu monter son film comme il le voulait, c'est-à-dire faire quelque chose de proche de l'histoire qu'il souhaite raconter, dans les moindres détails.
On est bien loin du
Spiderman, qui, cheveux au vent, va sauver sa petite amie. Dans Watchmen, les super-héros sont bien présents, mais ils sont bien plus noirs que ne le laisse penser le titre. Tout y passe donc, les images chocs défilent à l'écran, de la scène du viol de Sally au broyage d'organes de Docteur Manhattan. Une chose est certaine : le film n'est pas gore, mais trash, il en fait juste assez pour nous éblouir d'effets absolument incroyables sans en faire trop toutefois.
Aucune concession n'est permise dans cette adaptation,
Zack Snyder le sait, sa vie est mise en jeu devant un parterre de fans en délire, désireux de découvrir ce film. Et pour cela, le réalisateur a opté pour un découpage des scènes convaincant : on se croirait véritablement devant la BD, on découvre le scénario les yeux émerveillés comme un jeune puceau lors de son premier orgasme. Le film se veut réaliste mais fictionnel à la fois, les situations racontées dans Watchmen sont parfois bien loin de la réalité : déjà, l'essence même du Super-
Héros qui ne peut être qu'imaginaire, mais également les évènements politiques se déroulant en toile de fond. Car si on est effectivement en pleine guerre froide en 1985, nous n'en sommes jamais arrivés à la bombe nucléaire et au copinage Russie-USA.
Ceux qui ont lu la BD seront surpris de voir comment
Zack Snyder a su en retranscrire les scènes clefs avec un talent tout simplement hallucinant, se permettant de copier au détail prêt la scène de l'enterrement par exemple, qui n'est différente que dans le fait que le cercueil se trouve à droite de la tombe dans le film plutôt qu'à gauche (dans la BD) : c'est du pur travail de fan-service. Et le pire c'est que ça marche. On pourrait reprocher alors à Watchmen de manquer d'identité, mais grâce à des effets d'images l'ambiance reste unique en son genre. C'est aussi grâce à un autre de ses atouts majeurs que le film se distingue du comic-book : je veux bien sûr parler de la musique. Du grand art, avec « Prison Fight » de
Tyler Bates, mais aussi du classique avec du Wagner, tout cela pour terminer en apothéose grâce au générique bercé par « Desolation Row » du groupe My Chemical Romance.
Que la date du 4 mars 2009 soit marquée d'une pierre blanche, elle signifiera dorénavant l'arrivée d'un film majeur fondé sur un roman graphique d'exception. Que l'on aime ou pas cette adaptation, on ne peut pas ignorer toutes les qualités que nous offre Zack Snyder. Concrétisant au passage les fantasmes les plus fous des fans du comic, le réalisateur s'offre sur son CV un film simplement excellent.