Le voilà donc, le Cameron nouveau, le film entièrement pensé pour la 3D qui doit révolutionner l'industrie cinématographique !
Dire qu'on attendait le nouveau film de
James Cameron est un doux euphémisme. Plus de dix années après avoir laissé Rose pleurer Jack dans son
Titanic, l'homme derrière
Aliens,
Abyss,
True Lies ou encore
Terminator 1 et
2 revient aux affaires et va en émerveiller plus d'un ! Il va sans dire que nous allons parler dans les lignes qui suivent de la version du film voulue par son réalisateur, c'est-à-dire celle en 3D. Pour resituer les choses, Jake Sully est un marine paraplégique, qui va remplacer son frère mort dans une mission d'infiltration d'un peuple indigène nommés les Na'vis sur la lointaine planète de Pandora, cela afin de les inciter à se déplacer, et ainsi laisser le champ libre à des industriels sans pitié qui pourront exploiter le précieux minerai du sol. Pour cela, il va utiliser un avatar, un corps qu'il peut contrôler par l'esprit, adapté aux conditions de vie sur cette planète, et va pouvoir notamment respirer l'air qui y est présent. Au cours de la mission, il va apprendre à connaître ce peuple, et rien ne sera plus comme avant…
Lorsque, un peu partout, on clame que
James Cameron « invente le cinéma de demain », c'est bien cela. En effet, il invente une nouvelle façon de raconter des histoires en livrant un film entièrement pensé pour la 3D, fulgurant de beauté, immersif à souhait, qui nous fait vivre l'aventure en son cœur, au plus près de ses protagonistes. La 3D de qualité n'est plus ici au service d'une attraction de parc à thèmes mais bel et bien à celui d'une véritable histoire de cinéma pour un spectacle de 2h41 qui passe à toute vitesse, habité par des Na'vis plus vrais que nature, au faciès très expressif et aux mouvements d'un incroyable naturel, qui font d'
Avatar un film fascinant à défaut d'être parfait. En effet, histoire de chercher la petite bête et de vraiment faire la fine bouche, on pourra dire que le scénario emprunte des sentiers assez balisés et que la parabole écologiste est faite de grosses ficelles… « Et alors ? » serait-on tenté de rétorquer, puisque l'histoire tient la route et que
James Cameron parvient à nous la raconter avec une fluidité quasi-imparable, celle-ci parlant aux plus grand nombre sans pour autant être niaise, portant
Avatar au rang de divertissement populaire de qualité, au sens noble du terme. C'est sans compter sur le fait que la version « director's cut » du film doit faire plus de 3 heures et que les coupes se ressentent légèrement ça et là.
Les images servies lors de la promotion du film et la promesse d'une prouesse technique avec l'utilisation de la 3D nous permettaient d'attendre un minimum d'évasion… et c'est le maximum que l'on récolte !
Avatar nous transporte bel et bien pendant 2h41 sur un autre monde, avec sa végétation surprenante et son bestiaire unique, nous donnant des plans toujours dynamiques, sans que cela ne tourne jamais à l'effet gadget (piège dans lequel certains sont déjà tombés avec l'utilisation de la 3D). Ne se contentant donc pas de maîtriser bêtement l'étendue technologique mise à sa disposition,
James Cameron démontre une fois de plus ses qualités de metteurs en scènes tant ses choix apportent un réel souffle épique au métrage, celui-ci pouvant vraiment être qualifié de « révolution », le mot ne s'avérant pour le coup pas du tout usurpé. On est sans cesse bluffé par le réalisme des personnages rendus en images de synthèse, à tel point qu'ils s'avèrent plus marquants que les humains faits de chair et d'os, et ce n'était pas une mince affaire. Alors oui, la technologie a fait un bond en avant avec ce film et oui,
James Cameron sait utiliser les bonnes recettes pour raconter une histoire simple mais ô combien limpide remplies de symboliques plutôt habilement déclinées. D'une manière ou d'une autre,
Avatar marquera l'histoire du cinéma et préfigure de l'avenir du cinéma. Tant que c'est entre des mains de réalisateurs de la trempe de
James Cameron, on ne peut raisonnablement pas faire la fine bouche !
Véritable moment d'évasion généreux en aventures et à la maîtrise technique bluffante, Avatar, dans sa version 3D désirée par James Cameron, est sans conteste une révolution dans l'univers du cinéma.