Bienvenue à bord du guide du voyageur galactique. Dans ce livre, vous apprendrez tout ce qu’il y a à savoir sur les espèces vivantes de l’immensité spatiale. Vous ferez aussi la découverte de planètes inédites, d’animaux extraterrestres, d’entités informatiques à la recherche du sens de la vie, et de dauphins.
Oui, ce film traite d’à peu près tous ces sujets à la fois. Et c’est un sacré bordel ! Chaque minute nous offre un nouveau gadget, une porte qui soupire, ou une transformation hyperspatiale. Mais H2G2, c’est surtout l’histoire d’un anglais flegmatique, Arthur Dent, qui est sauvé de la destruction de sa planète par son ami extraterrestre. Accompagné par un roi à deux cerveaux (et donc deux têtes), et par une autre terrienne elle aussi britannique, il va partir à la recherche de la réponse suprême. L’aventure est de taille, il lui faudra affronter des créatures de toutes sortes, remplir des tonnes de paperasse et supporter un robot dépressif.
Tout cela ne vous paraît pas très clair ? Et bien c’est le sentiment général qui vous tiendra durant tout le film. La trame principale est accompagnée de beaucoup d’anecdotes hors-sujet et de dialogues battant les records de débit de mots à la seconde. Bien entendu, c’est souvent très drôle. Le réalisateur s’est réellement lâché, laissant passer à l’écran ses délires les plus fous. A ce propos, l’atmosphère est assez fidèle au livre, et l’humour aussi anglais que son auteur. Et même si ce dernier n’a pu finir le scénario de sa propre patte, l’ensemble reste assez cohérent.
Il y a malheureusement aussi quelques défauts : l’histoire prend beaucoup trop de temps avant de se placer, et la grande multitude de gags rend par moment le film un peu chaotique. Cependant, on ne regrette absolument rien. Si une blague ne vous fait pas rire, une autre s’enchaîne immédiatement, ne vous laissant finalement aucun répit. Les acteurs portent assez bien le côté burlesque :
Sam Rockwell propose des grimaces tout sourire en bonne contradiction à
Martin Freeman et son pyjama.
Le spectacle visuel est aussi assez impressionnant pour une production britannique. La séquence sur la fausse planète est vraiment grandiose. On nous avait promis un film face auquel
Armageddon faisait figure de documentaire, et on est assez proche de cette vérité. Un véritable vent de fraîcheur pour l’univers cinématographique. H2G2, malgré ses quelques défauts, est une œuvre unique à voir absolument.