Paul Giamatti est bien décidé à faire couler Le Sang des Templiers face à James Purefoy.
Après
Le Dernier des Templiers, les communicants français sont toujours aussi inspirés en traduisant
Ironclad en
Le Sang des Templiers… Le film de
Jonathan English, qui n'avait réalisé jusque là que deux films distribués directement en vidéo, nous transporte en 1215 en Angleterre, où le roi Jean a été contraint de signer la grande charte assurant la liberté au peuple. Il engage alors des mercenaires pour piller les villages et reprendre le pouvoir. Mais avant de pouvoir atteindre Londres se dresse devant lui un obstacle difficile, à savoir le château de Rochester, défendu par une petite poignée de guerriers réunis autour du baron Albany. Le siège est prêt à commencer !
Dans la mesure de ses ambitions et de ses moyens,
Le Sang des Templiers est une honnête série B qui parvient à remplir plutôt correctement ses deux heures de projection. Peu importe si la romance insérée au récit semble plus que forcée et que
Kate Mara ne soit pas vraiment la plus crédible des princesses, l'aspect guerrier du film est quant à lui assez bien rendu. Usant d'une violence graphique très présente, celle-ci est utilisée à bon escient pour appuyer l'atmosphère barbare de cette époque où les adversaires n'étaient pas mieux traités que du bétail, mutilés sans sourciller à des fins tactiques. Si les personnages ne sont pas extrêmement fouillés, ils parviennent à avoir tous leur personnalité propre et sont assez bien portés pour ce qui s'agit des mâles par un casting assez charismatique allant d'un
Paul Giamatti qui excelle en roi cruel à un
James Purefoy qui porte parfaitement le poids de son engagement chez les Templiers en passant par un
Brian Cox dans le bon ton du Baron résistant à la tyrannie. Si les séquences d'assaut du château ne sont pas follement originales, elles restent assez dynamiques pour captiver l'audience habilement plongée au cœur de l'action par une caméra nerveuse qui l'emportera au coté des résistants jusque dans leurs derniers retranchements.
Le Sang des Templiers est alors un sympathique petit film qui use habilement de son budget modeste auquel il manque néanmoins ce souffle épique qui fait la différence avec les grands films du genre, celui-ci s'effaçant derrière une efficacité qui fait plutôt bonne illusion.
Le Sang des Templiers est une honnête série B guerrière portée par un casting masculin convaincant.