Isla Fisher vous offres ses
Confessions d'une accro du shopping. Méchantes vitrines !
Les adaptations de best-sellers littéraires se succèdent à bon train sur grand écran. Voici désormais celle de l'œuvre de
Sophie Kinsella, représentante de la vague
chick litt (la littérature pour les filles). On y suit donc Rebecca Bloomwood, véritable acheteuse compulsive qui se retrouve journaliste dans un magazine financier où elle conseille les gens sur la façon de gérer leur argent ! Elle va devenir reconnue dans le milieu de la presse financière sous le pseudonyme de « la fille au foulard vert » et va tomber sous le charme de son chef, qui ne connaît en rien la situation précaire de la jeune femme.
On sait que les oeuvres de la
chick litt sont généralement plus tournées vers la légèreté que la profondeur, son plus illustre représentant étant
Sex & The City. La légèreté n'exclut cependant pas une construction narrative correcte, ce qui fait grandement défaut à ces
Confessions d'une accro du shopping. Œuvre se voulant dénonciatrice des méfaits de la société de consommation et ses répercussions sur des personnes facilement manipulables (il faut voir la finesse de certaines scènes de dialogues…), le film s'avère être quand même assez faux-jeton lorsqu'on se rend compte qu'il est tout de même une sorte de pub géante pour l'industrie de la mode et un empilement de niaiseries plus ou moins douteuses qui se concluent au sommet avec un final « plus nunuche tu meurs ». On pourrait également pester sur le choix de musique envahissante posée parfois un peu au hasard, comme pour apporter artificiellement du rythme à un film qui marche sur courant alternatif.
Dommage, car si on ne reconnaît pas
P.J. Hogan, qui nous avait livré un sympathique
Peter Pan, effectuant visiblement un simple travail d'artisan sans inspiration, le film arrive à ne pas sombrer dans l'irrécupérable grâce au grand abattage d'
Isla Fisher. L'actrice, méritant bien mieux que de figurer au sein de cette bluette insignifiante, fait preuve d'un peps communicatif et se déchaîne pour titiller nos zygomatiques. Même si ça ne fonctionne pas tout le temps, on apprécie la performance pleine d'implication sans laquelle le film aurait du mal à accrocher les spectateurs rebutés par la peinture de ce monde bien artificiel. Heureusement qu'elle est là, oui, car les seconds rôles sont soit très grossièrement définis, soit sous-exploités. Voilà quelque chose de bien regrettable lorsqu'on a notamment à son casting
John Goodman ou
Kristin Scott Thomas, relégués au rang de faire-valoir. Au final, le film peut fonctionner un tant soi peu pour ces demoiselles victimes de la société de consommation qui se reconnaîtront dans Rebecca Bloomwood, pour le reste, on peut passer son tour…
Confessions d'une accro du shopping peut se regarder pour apprécier la débauche d'énergie d'Isla Fisher. Pour le reste, c'est moins sur…