Il n'y a pas que Twilight dans la vie. Les vampires sont également présents en Suède, dans le superbe Morse.
Tandis que les jeunes se jettent sur
Twilight - Chapitre 1 : fascination, une petite perle venue du nord débarque sur nos écrans. Cette perle s'intitule
Morse, et vient juste de rafler le Grand Prix et le Prix de la critique au Festival du Film Fantastique de Gérardmer. On y suit donc Oscar, jeune homme de 12 ans, malmené dans son école par des camarades de classe. Il va faire la rencontre d'Eli, une fille mystérieuse à laquelle il va rapidement s'attacher. Oui mais voilà, Eli n'est pas vraiment une fille, et a tendance à se nourrir de sang humain. Pour autant, leur relation va perdurer malgré les circonstances.
Oubliez le romantisme exacerbé des quelques œuvres hollywoodiennes traitant des vampires.
Morse s'affirme comme un film cru et réaliste dans son approche du genre, préférant s'attacher à l'évocation des sentiments plutôt que de donner dans le spectaculaire de pacotille. Ce n'est pas pour autant que
Morse ne contient pas son lot de scènes marquantes, mais toujours au service d'une avancée scénaristique logique. Le film de
Thomas Alfredson se réapproprie les codes du film de vampires avec maestria, sans jamais verser dans le cliché, en le plongeant au cœur d'une histoire d'amour platonique renversante, véritable véhicule d'émotions. C'est ainsi que
Morse se place allègrement dans le haut du panier des films du genre en développant plusieurs thématiques autour de celle, principale, du vampire, toujours avec une grande justesse (l'affirmation de soi, la découverte des sentiments, l'acceptation de l'autre). Le métrage est en plus porté par une mise en scène extrêmement maîtrisée, à la précision chirurgicale, qui sait utiliser au mieux les décors glacials de la Suède, pour maintenir une ambiance fascinante.
Thomas Alfredson réussit aussi bien sa mise en scène qu'il dirige à merveille ses acteurs, nous livrant avec les deux jeunes protagonistes principaux un formidable duo de cinéma, continuellement fascinant, dont l'aura évidente et la grande humanité qu'il dégage permettent au film d'être sans cesse captivant. Le film dure plus de 110 minutes, on croirait qu'il en compte 30 de moins tant la grande force poétique qui en émane a la faculté de transporter son spectateur. Le rôle de tout bon film de cinéma, en somme. Tout s'enchaîne à merveille, avec des évènements inévitables superbement amenés, jusqu'à une scène sous-marine mémorable, qui finit de démontrer l'énorme talent du metteur en scène que l'on suivra désormais de très près. Le buzz autour du film est donc plus que justifié :
Morse est une claque. Voilà, c'est dit.
Morse est un vrai film de vampires continuellement émouvant. Une véritable claque venue du nord. Immanquable.