Après Mumble le pingouin empereur, roi des claquettes, qui ne savait pas chanter, voici son fils Erik qui… ne sait pas danser.
Après le succès colossal du magnifique
Happy Feet (près de 385 millions de dollars de recettes, plus d'un million et demi d'entrées en France et, à la clé, un Oscar du Meilleur film d'animation en 2007 pour le réalisateur australien
George Miller), il était presqu'évident que le public aurait droit à une suite des aventures des pingouins empereurs en terre Antarctique. On retrouve donc Mumble, le champion de claquettes qui a réussi à s'imposer comme le chef de la communauté des manchots empereurs et la diva Gloria (interprétée par
Pink dans la VO et par…
Amel Bent dans les pays francophones !) qui ont eu un enfant, Erik, dont le grand malheur est de ne pas savoir danser comme ses congénères. Après une mauvaise expérience qui le verra tomber la tête la première dans la glace, Erik et deux de ses copains vont fuguer en terre Adélie avec l'oncle Ramon. Erik va alors faire la connaissance de Sven, un pingouin volant à l'énorme nez rouge et à la chevelure dorée. Le sympathique animal à l'accent exotique va rapidement devenir le modèle d'Erik dont le rêve sera désormais de voler à son tour. Mais le réchauffement climatique de la planète va avoir des conséquences désastreuses sur l'environnement et Mumble va devoir réunir tous les animaux d'Antarctique pour sauver sa tribu.
S'il reste un divertissement de bonne facture,
Happy Feet 2 (qui reprend les thèmes du film originel : la fidélité à ce que l'on est, le courage, l'amitié, l'écologie) ne surprend plus vraiment. Le scénario plus resserré autour d'un unique enjeu (un sauvetage dû aux conditions climatiques déclinantes) se divise en sous-récits plus ou moins intéressants : les disputes entre les crevettes microscopiques (les krills) Will et Bill, le premier voulant remonter dans la chaîne alimentaire dont ils sont la base-même, la rencontre avec un éléphant de mer plutôt intimidant, une course-poursuite avec un léopard de mer, l'apparition d'un banc de labbes bruns, des oiseaux hargneux qui guettent les bébés-pingouins… La 3D s'avère comme souvent inégal même si la juxtaposition de l'infiniment grand et l'infiniment petit est assez impressionnante. Les numéros musicaux sont, dans l'ensemble, moins réussis mais entendre du
Queen chantonné par des pingouins ou des crevettes ne manque pas de mordant. La scène dans laquelle le petit Erik tente d'attendrir l'éléphant de mer en lui chantant un air d'opéra tiré de la Tosca de
Puccini est, quant à elle, sirupeuse à souhait, rappelant la niaiserie de certains
Walt Disney des années 80. Cependant, malgré ses quelques points négatifs qui le rendent moins bon que son modèle,
Happy Feet 2 reste un film d'animation spectaculaire, touchant et intelligent de par ses messages écologiques et humanistes.
Un peu moins réussi que son prédécesseur, Happy Feet 2 reste un divertissement de haute volée, à l'animation impressionnante et aux thématiques brillantes et intelligentes.