Roschdy Zem infiltre un gang de trafiquants de drogue qui font transiter la marchandise à grande vitesse dans des voitures puissantes.
Maladroitement vendu par le biais d'une promotion qui pourrait laisser croire à un
Fast and Furious à la française,
GO fast s'apparente plus à une tentative d'étude du grand banditisme qu'à un défilé de gros bolides. Ceux qui pensaient voir un film truffé de courses poursuites seront donc déçus, le film prenant une autre direction, pas forcément désagréable mais loin d'être pleinement convaincante. On y retrouve
Roschdy Zem dans la peau de Marek, officier de la police judiciaire qui perd son meilleur ami sur une affaire. Il va être recruté pour infiltrer un gang de trafiquants qui font remonter de la résine de cannabis depuis le sud de l'Espagne vers la France à très grande vitesse. Ce procédé porte le nom de
GO fast.
Loin du film de bagnoles bourré de testostérones auquel on pourrait s'attendre,
GO fast a pour ambition de montrer les rouages d'un trafic qui gangrène les cités de France, en dévoilant les méthodes des trafiquants mais aussi l'organisation des policiers dans ce domaine. C'est un changement de cap total pour le réalisateur
Olivier Van Hoofstadt, après nous avoir livré l'hystérique
Dikkenek, qui s'arpente dans le domaine du film sombre. Les intentions sont plutôt bonnes et dès les premières minutes, la réalisation se fait immersive et haletante lors de la séquence d'ouverture se déroulant dans une cité de la banlieue parisienne. Mais malheureusement, dès la trop rapide disparition à l'écran d'
Olivier Gourmet,
GO fast sombre dans la banalité la plus confondante, le réduisant au rang de petite série B qui peine à captiver par le manque d'épaisseur de ses protagonistes, la trop grande prévisibilité du scénario et des dialogues bien pauvres.
On s'accroche un tant soi peu grâce à l'interprétation de
Roschdy Zem, qui semble vraiment impliqué. Dommage qu'il soit entouré par des acteurs qui en font des tonnes et qu'il se retrouve au milieu de bon nombre de scènes caricaturales et déjà vues. Sur la forme,
GO fast hésite trop entre fiction documentaire et réel film d'action, et se retrouve ainsi à naviguer entre deux eaux, ne sachant plus très bien s'il veut dénoncer ou épater, et peine à faire monter une réelle tension, y compris dans la scène automobile finale et dans la résolution bien trop vite expédiée pour susciter un quelconque émoi.