Non ce n'est pas 300 2, c'est bien Les Immortels de Tarsem Singh !
Tout le monde s'est dit en voyant les premières affiche et bande-annonce livrées pour
Les Immortels : « oh tiens un nouveau
300 ! ». Il faut dire que ça en a tout l'air et à l'instar de
Zack Snyder, il est réalisé par un homme connu pour son attirance vers les univers visuellement léchés, à savoir
Tarsem Singh, le réalisateur de
The Cell et
The Fall (inédit dans nos salles qui a acquis un statut de film culte auprès de nombreux cinéphiles). On y suit Thésée, jeune paysan suivi de près par les Dieux et dont la mère a été sauvagement assassinée, qui sera amené à affronter le terrible et sanguinaire roi Hypérion dont le but est de libérer les Titans afin d'anéantir l'Humanité.
Au rayon « divertissement pas original »
Les Immortels s'octroie une bonne place. En effet à la vision du nouveau film de
Tarsem Singh, on ne peut s'empêcher de penser que celui-ci ne lui serve de nouvelle bande démo pour montrer quelques scènes visuellement chiadées au milieu d'un film qui fait bien ce qu'il veut avec la mythologie grecque.
Les Immortels s'avère être également un métrage qui trimballe ses personnages un peu n'importe comment au sein d'un scénario ultra balisé qui ne prend aucun risque ou bonne initiative qui pourraient parvenir à faire oublier la lourdeur des dialogues ou la prestation des acteurs. Ceux-ci sont soit perdus soit en font le strict minimum à l'instar d'un
Mickey Rourke qui cachetonne honteusement dans son rôle de méchant de pacotille et on passera sur la prestation anecdotique de
Freida Pinto réduite à une oracle décorative tandis qu'on ne peut pas dire qu'
Henry Cavill aient été mis dans les meilleures dispositions pour briller… On regrettera aussi l'absence totale de souffle épique, caractérisée lors d'un assaut final bien maladroitement exposé, heureusement un peu relevé par le mini-affrontement Dieux / Titans qui fait couler le sang dans une sorte de gore ultra stylisé faisant légèrement effet. Mais tout cela est bien chiche tant le traitement des personnages est sommaire et les enjeux si grossièrement exposés qu'ils empêchent toute réelle intensité dramatique de s'imposer, faisant de
Les Immortels un film à la coquille assez vide à peine parsemé de quelques fulgurances.
Pas vraiment épique, pas vraiment original et pas aussi visuellement éblouissant qu'on aurait pu le penser de la part de Tarsem Singh, Les Immortels offre un divertissement assez décevant.