Magnifié par l'effet 3D qu'il exploite, Meurtres à la St Valentin 3D bénéficie d'un coté sympatoche et d'une réalisation affirmée.
De
Patrick Lussier, qui a débuté en tant qu'assistant de
Wes Craven, on connaît peu de films : sur les six qu'il a réalisés, seuls
Dracula 2001 (qui date de… 2001) et
La Voix des morts 2 : la lumière (sorti en mai 2007) ont eu la primeur de nos salles françaises... Les autres ont dû rester dans l'anonymat sur notre territoire à moins qu'ils ne soient en partie sortis en DVD. N'ayant vu aucun des six, c'est sans
a priori que l'auteur de ces lignes est allé voir
Meurtres à la St Valentin 3D, remake d'un film de 1981 sans relief (sans mauvais jeu de mots) d'un réalisateur nommé
George Mihalka…
Comme beaucoup de films, (rares sont ceux qui sont entièrement bons ou entièrement mauvais),
Meurtres à la St Valentin 3D contient de belles choses mais est vite rattrapé par son genre (le slasher-movie) qui, en soi, n'a que très peu d'intérêt. Pourtant, le metteur en scène, sans arriver à dépasser le genre, parvient à lui insuffler une énergie bienveillante qu'on ne trouve pas toujours dans les récents remakes qui envahissent nos écrans (il va de soi qu'on parle ici non pas de l'excellent
La Dernière maison sur la gauche de
Denis Iliadis mais plutôt du remake pâlichon de
Vendredi 13 par
Marcus Nispel).
La ville minière de Harmony connaît un grand drame quand, suite à la faute du débutant Tom Hanniger (
Jensen Ackles, héros de la série
Supernatural), cinq mineurs trouvent la mort dans un terrible accident. Seul le dénommé Harry Warden s'en sort vivant mais reste dans le coma. Il se réveille un an plus tard, le jour de la Saint Valentin pour se venger et massacrer à coups de pioche vingt-deux personnes. Dix ans plus tard, Tom Hanniger revient dans sa ville natale en espérant reconquérir son ex, la belle Sarah. Seulement, celle-ci est désormais mariée avec le chef de la police et tandis que la Saint Valentin approche, les meurtres recommencent dans le comté. Un, deux, trois assassinats à coups de pioche plus tard, il semble que le pourtant mort Harry Warden soit de nouveau revenu se venger.
Sans que le film soit révolutionnaire, on peut prendre à la vision de
Meurtres à la St Valentin 3D un certain plaisir. Ceci pour deux raisons : le remake jouit plutôt d'une belle réalisation et la technique du relief y est particulièrement bien exploitée. Si la mise en scène nous rappelle les plaisirs transgressifs des films des années 80, le relief en met, quant à lui, plein la vue en nous faisant goûter au meilleur. Au programme : morceau de mâchoire décrochée par une pelle, énucléation, projection de lumière, trajet de balle de revolver à la Nikita et pour finir explosion de sang et d'organes dans notre direction. Le tout ne fait pas du
Meurtres à la St Valentin 3D un grand film mais son intrigue entre horreur et enquête policière n'ennuie jamais le spectateur. A savourer donc en attendant le
Piranha d'
Alexandre Aja, le
Destination Finale 4 de
David R. Ellis ou encore l'
Avatar de
James Cameron dont la sortie est prévue pour les prochaines fêtes de Noël. Le tout en 3D s'il vous plait !
Bénéficiant d'une technique 3D très efficace, Meurtres à la St Valentin 3D séduit par son coté film d'horreur décomplexé à la mise en scène travaillée. Un moment sympathique à voir entre potes tout en sachant que le film ne renouvelle absolument rien au genre du slasher.