Gerard Butler revient au cinéma après une Abominable vérité brillant par son humour. Avec Ultimate Game, l'acteur revient à ses premiers amours : le film d'action hollywoodien.
Ultimate Game n'est pas un film très attendu. En témoigne sa présence sommaire dans les cinémas français, son bide au box-office us et sa campagne marketing inexistante dans l'hexagone. Mais cela ne veut pas dire qu'il s'agit là d'un navet... Bon dans ce cas-là il s'agit effectivement d'un bien mauvais film dont seuls les Américains ont le secret.
Car le scénario de départ n'est pas si mal après tout. Dans un futur proche, les programmes permettant de contrôler un humain (appelé acteur) bien vivant sont devenus monnaie courante grâce à l'arrivée sur le marché d'un certain Castle, un génie de l'informatique devenu milliardaire. Il revient avec un nouveau jeu nommé Slayer qui va permettre à certains détenus condamnés à mort, de gagner leur liberté. Pour ce faire, ils doivent combattre dans des niveaux, s'ils réussissent à dépasser les 30 niveaux, ils sont libres. Mais personne n'a jamais réussi ce challenge, aujourd'hui un combattant est en passe de remporter le défi... Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que Castle n'est pas prêt à la laisser gagner...
Malgré ses prouesses d'acteur dans
300, Butler n'arrive visiblement pas à être bon dans son rôle de prisonnier. Il n'arrive pas à dégager ne serait-ce qu'une once de tristesse lorsque l'on apprend qu'il a une femme et une fille à l'extérieur. Il apparait plutôt comme un prisonnier quelconque, un peu bourru, mais vraiment pas convaincant. L'acteur principal a en effet du mal à se dépatouiller dans cet enfer scénaristique. Car s'il est sympathique sur le papier, le scénario va rapidement devenir risible grâce, ou plutôt à cause d'un effort quasi imperceptible de rendre la compréhension de l'œuvre projetée, possible. Rapidement, les évènements vont s'enchainer sans vraiment saisir le rapport les liant entre eux, tout juste arriverons-nous à comprendre le complot qui se trame derrière le jeu Slayer. Bien sûr, Gérard Butler n'est pas le seul acteur de ce désastre cinématographique puisqu'il y a
Michael C. Hall (Castle) qui aurait mieux fait de rester dans
Dexter plutôt que de s'aventurer sur ce chemin, tout comme
Kyra Sedgwick de
The Closer : L.A. Enquêtes Prioritaires qui ne sert pas à grand-chose.
Terry Crews qui joue le gros-bras-et-très-méchant du film, Hackman manque de peps. On en vient à un combat entre Kable (
Gerard Butler) et lui très court et très décevant. Cet amas de muscle est ridicule au possible et caricatural. Ce dernier point est aussi partagé par
Milo Ventimiglia (
Heroes) qui incarne un sadomasochiste totalement surréaliste et inutile. Tout juste retiendrons-nous l'excellente
Amber Valletta, qui joue la femme de Kable avec un réalisme criant de vérité. On se prend facilement au jeu.
Les scènes se suivent donc et ne se ressemblent pas, et à vrai dire on a du mal à s'en rendre compte, au bout d'une demi-heure, vous vous surprendrez en train de piquer du nez et en réalisant que pour 9€, vous aviez sincèrement quelque chose de mieux à faire plutôt que de vous perdre dans une salle de cinéma vide. Dernier point à retenir, la réalisation est aux abonnés absents. Entre écrans qui déraillent pour faire plus « game » et caméra à l'épaule telle un
Cloverfield raté, c'est abrutissant et énervant au possible, tout juste apprécierons-nous les gros plans sur les « nichons » des mesdames particulièrement présents dans
Ultimate Game.
Ultimate Game n'est pas le film ultime de la rentrée, passez votre chemin ou vous trouverez une occasion de vous endormir au cinéma.