Ne partez pas tout de suite ! Venez au moins lire la critique de la plus grosse blague de l'année made in Fox.
Ca y est, on a enfin touché le fond en matière d'adaptation cinématographique. On pensait pourtant l'avoir atteint avec
Uwe Boll ou les
Resident Evil, mais finalement c'est bien grâce à la Fox que l'on peut enfin découvrir, tenez-vous bien… LE nanar de l'année. Celui dont tout le monde parle depuis des lustres, critiqué avant même sa sortie en salle, le film qui allait être un carton.
Ah mais attendez, vous aviez encore de l'espoir après la bande annonce ? Que vous êtes naïf ! Créé en 1985 sous la plume d'
Akira Toriyama, la saga Dragonball a vu le jour dans la célèbre revue Shonen Jump avant de sortir en librairie. L'anime diffusé quelques années après aura permis aux Français que nous sommes de découvrir la licence dans le Club Dorothée sur
TF1 avant de s'échouer lamentablement sur le Satellite. Mais alors qu'est-ce qui a bien pu pousser la Fox à produire une adaptation ? L'argent ? Surement. La volonté de faire plaisir aux fans ? Absolument pas, non,
Dragonball Evolution est un film pitoyable du début jusqu'à la fin. Pour tout dire, on ne nous laisse pas une seconde de répit, entre la VF complètement à la ramasse et les dialogues d'une stupidité qui frise le ridicule, on en vient à se demander même si des scénaristes ont réellement travaillé sur le film.
Enfin, il y a quand même une histoire, et croyez moi, elle ne vole pas haut. Il y a quelques milliers d'années, la terre a failli être détruite par une force maléfique, Piccolo. Enfermé jusqu'à aujourd'hui par des sages, il est malheureusement libéré, on ne sait trop comment, et part à la recherche des 7 Dragonball. Ces 7 boules, si elles sont réunies, permettent d'invoquer un dragon qui donnera un vœu à celui qui se présente à lui. On suit donc l'ascension de Goku, un jeune guerrier qui va partir à la recherche des ces Dragonball pour tenter d'endiguer un fin du monde imminente. Grace à l'aide de Bulma, de Yamcha et de Chichi, il va tenter une aventure s'annonçant terriblement difficile.
Catastrophique. Notamment parce que le coté « adulte » de la licence est complètement mis de coté, et durant les ¾ du métrage on a affaire à une parodie d'un
American Pie, mais pas la première trilogie, la seconde, celle qui nous montre que la comédie pour ado peut aussi être crade et sans morale. Et bien
Dragonball Evolution c'est un peu pareil, sauf qu'il n'y a pas de sexe. Terrible désillusion donc, surtout que l'on s'attendait à voir au moins un petit bout de poitrine des jolies plantes que l'on nous montre à l'écran. Notamment celle de Chichi, qui devrait vraiment se reconvertir dans le porno vu son charisme digne d'une mouche, mais avec une plastique de rêve faisant fantasmer notre bon Goku. Ah mais il faut aussi parler de Goku ! Jeune homme de 18 ans porté par l'immense talent (sic) de
Justin Chatwin, secrètement amoureux de Chichi. Il est au lycée le bougre, et c'est un peu le looser de sa classe. Pourtant il s'habille « cool », coupe tecktonik, fringue de jeunz, bref la total quoi ! Mais rien n'y fait…
Ce n'est finalement qu'au bout d'1h10 que l'on peut enfin voir de l'action. Alors que le film commençait affreusement à devenir une comédie (oui, oui !) pour préado en pleine puberté, on en arrive enfin au combat final. Goku va devoir combattre Piccolo, c'est alors qu'il va apprendre à… danser ! Je dis danser, car notre combattant va tenter d'obtenir un kaméhaméha, le pouvoir suprême. Et pour cela, on va avoir le droit à un festival de bêtises au niveau des mouvements. Quand on voit qu'il s'agit de Tecktonik (véridique), vaut mieux en rire croyez moi… L'ultime bataille contre les forces du mal se résume à une boule d'énergie donc, tuant Piccolo en quelques minutes (alors que c'est censé être le grand méchant !). Avouez que niveau crédibilité on a fait mieux.
Le suspens n'était pas vraiment de rigueur. On savait déjà que l'on allait avoir affaire à un désastre cinématographique. Le pire reste le fait que la Fox ait osé un film pareil. On pourra tout de même dire « qu'ils l'ont fait » après tout. Il n'y a qu'une chose à dire : à quand la suite ?