Shawn Levy et Ben Stiller nous embarquent cette fois dans le plus grand musée du monde. Et ça décoiffe !
Fort de son succès (plus de 250 Millions de dollars de recettes aux Etats-Unis),
La nuit au musée nécessitait implacablement une suite. C'est chose faite avec
La Nuit au Musée 2 qui s'avère beaucoup plus fun et dingue que son prédécesseur. Ici, les problèmes intimes du personnage principal Larry Daley (
Ben Stiller) sont remisés au placard et c'est tant mieux. L'action se concentre sur ce qui se passe au musée et quel musée ! Pas n'importe lequel : le plus grand du monde, celui de la Smithsonian Institution. Plus de galeries, plus de personnages, plus de rebondissements semble être le mot d'ordre de cette suite bien plus efficace que la première qui, malgré quelques bugs scénaristiques, était déjà d'une tenue correcte. Là, on passe carrément au degré supérieur. Et attention, ça déménage !

Larry Daley ayant repris confiance en lui à la fin du premier volet, on retrouve ce dernier gérant d'une société d' « informa-pubs », affaire qui marche très bien. Cependant, Larry Daley va momentanément laisser son métier à l'écart lorsqu'il apprend que la quasi-totalité de ses amis du Muséum of National History de New-York vont être stockés dans les caves de la Smithsonian Instititution. La tablette d'Ahkmenrah ayant été entreposée avec ces objets d'art désuets, cela va déclencher la colère du pharaon égyptien Kah Mun Rah (
Hank Azaria) frère ainé d'Ahkmenrah qui veut, par l'entremise de l'objet magique, réveiller les démons en ouvrant la porte des enfers. Pour ce faire, il va trouver des hommes de mains en la personne d'Ivan le terrible (le Spinal tap
Christopher Guest), d'Al Capone (
Jon Bernthal vu dans la série
The class) et de Napoléon Bonaparte (
Alain Chabat qu'on ne présente plus). Larry Daley va tout faire pour éviter cette catastrophe avec ses anciens et ses nouveaux amis.
On retrouve donc dans
La Nuit au Musée 2, les personnages de Théodore Roosevelt (
Robin Williams), le cow-boy miniature Jedidiah (
Owen Wilson), son copain de disputes Octavius (
Steve Coogan récemment vu avec
Ben Stiller dans Tonnerre sous les tropiques), l'indienne Sacajawea, Attila le Hun, les néanderthaliens, les capucins farceurs mais aussi de nouveaux arrivants comme le général Custer (
Bil Hader :
Supergrave,
Délire express) qui vit mal la défaite de Little Big Horn, Amelia Earhart (
Amy Adams vue récemment dans
Doute et
Il était une fois), première femme à avoir traversé l'Atlantique, des tas de petits Einstein, le Penseur de Rodin, une ballerine de Degas, la statut de Lincoln, un calmar géant, un écureuil servant de destrier, etc…
On voit bien que tout a été mis en œuvre ici, pour ne laisser aucun répit au spectateur. Le personnage de l'aviatrice Amelia Earhart vient apporter une touche de romantisme au milieu de ces péripéties incessantes, les méchants souffrent de pas mal de complexes d'infériorité (voir Napoléon qui ne supporte pas sa petite taille et qui, porté par un
Alain Chabat jouant beaucoup avec sa bouche et sa dentition, rappelle une triste réalité tout en étant irrésistible), les personnages animés sont décuplés, les œuvres d'art multipliées (on rentre maintenant dans les tableaux)… L'ensemble participe à faire de
La Nuit au Musée 2, une suite bien plus agréable que le film initial qui avait tendance à ralentir l'action par le pathos apporté par les aléas de la famille. Ici, l'action est reine et on frise souvent le délire dans ce capharnaüm parfois étourdissant mais en tout cas, toujours plaisant. Vivement le troisième !
Shawn Levy a tiré la leçon des différents défauts du scénario de La nuit au musée pour n'en garder, dans le second, que le meilleur : l'action, la folie et la loufoquerie. Bien vu !