Annoncé l'an dernier, le nouveau film de Terrence Malick arrive finalement cette année au Festival de Cannes.
On en aura écrit des choses sur le nouveau film de
Terrence Malick avant qu'il n'arrive ! L'engouement envers
The Tree of Life s'est vérifié lors de sa première séance du matin à Cannes où le Grand Théâtre Lumière n'a pu accueillir tout le monde ! Mais c'est quoi l'histoire de
The Tree of Life ? Bonne et mauvaise question ! Il ne s'agit pas d'une histoire en particulier mais on y évoque une situation pour s'ouvrir plus généralement sur l'aventure humaine et le sens de la vie.
Une fois de plus,
Terrence Malick divisera, et c'est tant mieux. Proposant une oeuvre audacieuse qui va toujours plus loin dans la proposition d'aborder le cinéma d'une autre façon et dans la réflexion, il opère ici un parallèle aussi fascinant que déroutant entre la vie d'une famille texane des années 50 et l'humanité dans son ensemble.
The Tree of Life se vit donc en quelques sortes comme un vrai trip réflexif qu'on peut manier à volonté, au sein duquel se trouve un noyau représentatif qu'est donc cette famille, dont le père est froid et autoritaire, un « dur » car « la vie n'est pas faite pour les gentils » comme il dit. On retrouve dans le rôle de ce père un
Brad Pitt appliqué (il est producteur ici aussi), tandis que
Sean Penn se voit réduit à des apparitions assez courtes suites aux coupes effectuées après le montage initial. On notera au rayon interprétation la révélation du jeune
Hunter McCracken, véritablement époustouflant, qui tient bien la comparaison face au grand Brad. Oubliez donc l'idée d'une histoire linéaire et laissez-vous emporter dans les tableaux éblouissants et étourdissants dressés ici, qui démontrent encore toute la qualité esthétique du travail de
Terrence Malick, qui a également choisi ici une bande son somptueuse pour mieux nous balader (nous perdre ?) dans son univers. Ce sont de ces grands tableaux que viendront aussi les quelques longueurs de
The Tree of Life, il faut bien le reconnaître, alors autant dire qu'il faut être en pleine possession de ses moyens pour apprécier à sa juste mesure ce que
Terrence Malick aura voulu/pu nous faire passer à travers ces images. Si certains lui reprocheront aussi d'avoir voulu faire son
2001 a lui (il s'en rapproche un peu), il est en tous cas difficile de mettre des mots cohérents sur une telle expérience qui se doit d'être vécue par soi-même.
Inqualifiable, The Tree of Life est une expérience unique à vivre par soi-même.