Elisha Cuthbert se fait séquestrer et torturer par un mec pas net. Dommage pour elle…
Sur le papier, l'association de l'actrice appréciée des jeunes,
Elisha Cuthbert, et d'un réalisateur qui a été capable d'être nommé aux Oscar par le passé et d'obtenir une Palme d'Or à Cannes,
Roland Joffé, a de quoi intriguer. En quoi
Captivity pourrait-il se différencier des films de torture sortis ces derniers temps tels que
Saw ou
Hostel ? Et bien en rien, étant juste un vague ersatz n'assumant pas sa démarche. En effet, le réalisateur de
La Déchirure ou de
Mission fait ici sombrer sa filmographie au plus bas en tentant de faire de l'œil à un public rôdé par les deux styles de films précédemment cités, qui ne s'y laissera pas prendre.
Et pourtant, outre l'autrefois talentueux
Roland Joffé, on pouvait espérer quelque chose de ce
Captivity avec la présence à l'écriture de
Larry Cohen, qui avait su monter une histoire habile dans le genre claustro pour
Phone Game. Malheureusement, visiblement à court d'idées, il ne confine son histoire que pendant la première moitié du film, avant de céder à un rebondissement archi-prévisible, rendant la seconde moitié d'un inintérêt qui frôle l'irrespect envers le spectateur, et transforme son pervers jeu de torture en banal thriller avec méchant pas si fort que ça et héroïne à qui on ne la fait pas.
Le début pouvait laisser entrevoir quelque chose de potentiellement intéressant, avec une introduction brutale et un déroulement rapide faisant fi de la présentation des personnages pour directement enfermer
Elisha Cuthbert au bout de cinq minutes. Mais dès lors, le film sent franchement le manque d'inspiration flagrant ou alors la volonté stupide de capitaliser sur des scènes censées être dérangeantes. Mais celles-ci ne sont au mieux que rebutantes, et en plus diluées dans une mise en scène clippesque assez à la ramasse qui ne fait qu'enfiler les scènes tape-à-l'œil sans jamais faire monter la tension, ni jamais défigurer la mignonne
Elisha Cuthbert, qui fait alors ce qu'elle peut pour essayer d'être crédible, semblant être la seule à être vraiment impliquée dans l'affaire.
Hormis donc quelques idées de tortures qui pourront en faire sourire quelques-uns pendant la première moitié, il n'y a vraiment pas grand chose à retenir de ce film et sûrement pas l'interprétation du compagnon de jeu d'
Elisha Cuthbert,
Daniel Gillies, dont le charisme a dû rester à la maison. Toujours très premier degré,
Captivity tente de se donner des airs de grand film qui fout les jetons, sans pourtant jamais procurer autre chose que de l'agacement, surtout lors d'une dernière demi-heure qui enfile les rebondissements frelatés comme on enfilerait des perles sur un collier. Assez honteusement racoleur, Captivity commence par enchaîner des scènes dégueulasses sans pourtant jamais provoquer une quelconque émotion, avant de sombrer dans des rebondissements sans surprises qui en feront soupirer plus d’un.