Le Pacte du sang, dernier film en date de Renny Harlin arrive en France pour nous révéler les secrets de 4 lycéens aux pouvoirs surnaturels. Mauvais sorts et révélations sont au rendez-vous.
Bien que la qualité des films de
Renny Harlin reste discutable, ce dernier avait au début des années 90 au moins le mérite d’être, comme on dit à Hollywood, « bankable », mais au fil du temps le réalisateur a enchaîné les contre-performances, tant artistiques que commerciales. Et malheureusement, le Pacte du sang n’échappe pas à la règle, se positionnant même comme l’un des pires, si ce n’est LE pire long métrage du metteur en scène.
Servi par un scénario ultra classique,
Le Pacte du sang suit les aventures de quatre jeunes lycéens qui ont hérité de pouvoirs surnaturels acquis par leurs familles à l’époque des sorcières de Salem. Néanmoins, une utilisation abusive de leurs dons pourrait les faire vieillir prématurément. Mais lorsqu’un étudiant se fait tuer dans d’étranges circonstances, les 4 amis vont se soupçonner mutuellement d’être l’auteur du crime. Par ailleurs, l’arrivée de deux nouveaux élèves, Chase Collins et la jolie Sarah Wenham, ne va rien arranger aux tensions qui règnent déjà dans le groupe.
Le Pacte du sang se la joue donc film fantastique à la sauce teen-movie, le tout, servi dans une ambiance de thriller, mais une chose est sure, c’est que la confusion des genres ne réussit pas à
Renny Harlin, car le métrage devient vite un fourre-tout des plus superficiels et des plus ennuyeux.
Tourné dans des décors rappelant l’atmosphère gothique de Underworld, normal me direz-vous lorsque l’on sait que le film a été supervisé par les mêmes producteurs, le Pacte du sang arrive loin derrière tout de même. Avec un suspense atteignant le zéro pointé, et des rebondissements qui tombent à l’eau, car se rapprochant trop des classiques du genre, le film, bien que ne durant qu’une heure trente paraît alors interminable. Cette mollesse peu coutumière dans la mise en scène du réalisateur, qui d’habitude n’est pas avare en scènes explosives et en montage, ne fait rien pour empêcher le spectateur de plonger dans l’ennui. En effet, lorsque
Renny Harlin se prend à filmer un couloir vide d’un internat, on se demande ce qui est arrivé au réalisateur de
58 minutes pour vivre et
Cliffhanger.
Après un scénario loin d’être transcendant, et une mise en scène passive, seul le casting pouvait encore sauver le coup, mais là aussi, la déception est au rendez-vous. En effet,
Le Pacte du sang compte dans ses rangs de jeunes acteurs méconnus du grand public qui sont à mille lieues de remplir leurs rôles, prenons pour exemple
Sebastian Stan, qui a les pires difficultés du monde incarner à incarner un méchant crédible. A la rigueur, ceux qui s’en sortent le mieux sont les trois comédiens entourant
Steven Strait qui interprète Caleb, le leader du groupe, car ils n’ont que trois lignes de dialogue à débiter dans tout le film, même si l’on se demande ce que leurs personnages viennent faire dans l’intrigue, tant ils vous seront parus inutiles une fois le générique de fin arrivé. Pour finir tout de même sur une note quelque peu positive, on soulignera la présence d’effets spéciaux de relativement bonne qualité, notamment lors de l’accident de voiture et lors de la séquence du combat final. Une bonne nouvelle pour Renny Harlin, son prochain long métrage ne pourra être que meilleur, car pour le coup, il sera difficile de faire pire. En effet, si jamais vous vous risquez à voir Le pacte du sang vous verrez que c’est un film à oublier, et le plus vite sera le mieux.