Dany Boon passe à la réalisation et nous livre l’adaptation de sa pièce à succès La Vie de chantier. Vous y repenserez à plusieurs fois avant de faire des surprises !
Remarqué ces derniers temps pour ses prestations d’acteur dans
La Doublure et surtout
Joyeux Noël,
Dany Boon nous livre son premier film en tant que réalisateur,
La Maison du bonheur, adapté de sa pièce de théâtre qui a rencontré un grand succès en 2003,
La Vie de chantier. Comme dans celle-ci donc, on y suit l’histoire d’un mari radin qui veut changer pour faire plaisir à sa femme et décide d’acquérir une maison à la campagne pour la surprendre. Sur les conseils de l’agent immobilier, il va engager une équipe un peu spéciale et très peu chère pour effectuer les travaux de rénovation. A partir de là, sa surprise va se transformer en véritable cauchemar.
Disons-le d’emblée, autant l’histoire passe bien au théâtre, autant elle fait preuve d’un manque d’originalité une fois transposée sur le grand écran. En effet, la différence entre la scène et le cinéma, c’est qu‘il faut gérer le temps et l’espace de manière différente. Voilà la difficulté à laquelle s’est confrontée
Dany Boon dont le film souffre un peu de ce côté très théâtral, avec des situations qui s’enchaînent sans réelle surprise et qui sont un peu surfaites. Néanmoins le film de
Dany Boon n’a finalement pas d’autres prétentions que de faire passer un bon moment et y parvient assez bien. Le comique fait tout de même preuve d’un bon sens de la mise en scène, donnant par moments quelque peu de relief à cet immense théâtre de boulevard assez inégal, révélant autant de creux que de moments sympathiques. La mission de faire rire les spectateurs est tout de même la plupart du temps réussie car
Dany Boon maîtrise bien son sujet et exploite parfaitement ses points forts.
Cette comédie transpire la bonne humeur et est réellement portée par
Dany Boon qui, même s’il laisse de la place aux autres, est véritablement le personnage au caractère le mieux défini. En effet, il réussit le tour de force de donner dans le tragi-comique crédible en rendant son personnage parfaitement pathétique, donc terriblement attachant. On se prend d’une réelle empathie pour ce pauvre bougre pour qui chaque entreprise devient un véritable cauchemar.
Dany Boon est ici secondé par des seconds-rôles croustillants.
Michèle Laroque, très en vogue actuellement, assure en femme qui n’en peut plus,
Daniel Prévost marche en terrain connu avec ce rôle d’agent immobilier proche de l’huissier du
Dîner de cons,
Zinedine Soualem et
Laurent Gamelon font de parfaits bras cassés et même
Line Renaud fait une apparition courte mais sympathique. Avec cette comédie loin d’être parfaite,
Dany Boon, le réalisateur, laisse entrevoir qu’il a de bonnes capacités dans la mise en scène en plus du sens de la comédie qu’on lui connaît. En adaptant sa pièce de théâtre, Dany Boon nous livre un film pas follement original mais qui nous fait passer un bon moment grâce à la belle prestation des acteurs.