Succès avant même son lancement, le pilote du Twilight de la CW a été diffusé il y a quelques semaines, retour sur un début en fanfare, ou presque ?
Quelques mois après l'accident qui a couté la vie à ses parents, Elena réintègre le lycée de Mystic Falls High avec son frère Jeremy. Armée de son charme et de sa popularité sans faille, elle va rencontrer un nouvel élève très mystérieux s'appelant Stefen. Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'il cache un sombre secret, à la vue du sang, son instinct de vampire se révèle…
La voilà enfin la série basée sur la série de roman à l'eau de rose qui a d'ailleurs le même nom, à savoir «
The Vampire Diaries ». Le succès a d'ailleurs été au rendez-vous pour un pilote qui n'est pas aussi mauvais que ne le laissaient penser les différentes affiches diffusées par la chaine américaine
CW, spécialisée dans les teens-shows. Inutile de tourner autour du pot, le principal intérêt de la série est basé sur la relation entre le duo Stefan/Elena, puis un peu plus tard, entre le trio Stefen/Elena/Damon. Les deux frères ennemis -l'un étant gentil (Stefan), l'autre étant diabolique- vont se battre pour une jeune adolescente qui n'a rien demandé à personne. Il faut dire qu'elle est très renfermée après la mort de ses parents. Vivant désormais chez sa tante, elle écrit ses pensées dans un journal qu'elle cache soigneusement de la vue de son frère, Jeremy. Ce dernier, look emo et rebelle, a du mal à sociabiliser. Entre ses problèmes de couple et la perte d'êtres chers, il va s'enfoncer dans l'alcool et dans la drogue tel un jeunz pommé.
L'histoire de ce pilote n'est pas inintéressante pour autant, elle est même bien plus captivante que ce que l'on peut croire. La part de fantastique, bien que moindre en raison d'une présentation assez longue des personnages secondaires, va être bien présente et nous entrainera dans des moments assez glauques. Les amateurs de
Supernatural devraient apprécier puisqu'en plus des sursauts et de l'ambiance morbide s'émanent des meurtres, il y a du sang. Du vrai, qui coule des cous des victimes de Damon. Les scénaristes arrivent à trouver un juste équilibre entre l'histoire d'amour bien morne de l'énervante Elena, et l'univers fantastique de
The Vampire Diaries.
Tant et si bien que les 42 minutes composant le pilote se regardent de manière fluide sans prise de tête, et c'est cela qui surprend. La plupart des protagonistes s'intègrent bien malgré des défauts qui pouvaient franchement être évités. Comme notamment les clichés sur le footballer renfrogné (ex d'Elena bien sur), ou encore le black qui se trouve être une voyante (qui aiguillera Elena) ou encore la blonde de service qui n'a pas grand-chose dans le crâne, mais qui fait joliment office de potiche dans chaque scène où elle vient s'incruster. Il y a aussi l'horrible sensation que l'on a lorsque l'on voit que la moindre occasion de montrer les torses des deux frères Salvatore est utilisée. Mis à part ces quelques erreurs de jeunesse qui seront surement corrigées,
The Vampire Diaries offre un spectacle finalement plus que convenable. On ne lui en demandait pas tant pour tout dire, mais ça reste plaisant de découvrir qu'une infâme monstruosité au départ peut devenir un projet sympathique.
Mais ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, il reste beaucoup de chemin à faire à The Vampire Diaries pour arriver ne serait-ce qu'à la cheville de Gossip Girl ou Les Frères Scott.