David Goyer passe aisément pour un scénariste recommandable, mais pour un réalisateur tout juste passable dans le meilleur des cas. Après les visions de
Blade : Trinity,
Invisible et de son dernier né
Unborn sortant le 22 septembre en dvd, on ne peut confirmer cette seconde opinion tant le bonhomme n'a rien à offrir de nouveau en terme d'inventivité de mise en scène. Version longue inédite ou pas, son film de fantôme continu de s'enfoncer dans les pires tics de la production horrifique au point d'en devenir très gênant à force d'être archi prévisible dans l'agencement de ses moments de « trouille » : une bande son criarde, une ambiance lisse et des effets de dévoilement de hors champs composent la majorité des ustensiles pour nous foutre la pétoche. Raté.
Tout autant que le scénario conventionnel et insipide au possible. Ce qui nous donnent à réfléchir sur les réelles compétences plumitives de Goyer. Après tout, son CV n'est pas irréprochable : celui de
Blade II était d'une pauvreté confondante, qui entre les mains d'une autre personne que
Guillermo del Toro (qui a clairement su y injecter les obsessions de son cinéma) n'aurait sûrement pas eu le même impact, et celui de
Batman Begins doit peut-être plus à la matière grise de
Christopher Nolan qu'à la sienne (pourquoi n'a t-il pas participé à la rédaction détaillé de
The Dark Knight ?).
En bref, l'intrigue de
Unborn qui voit une jeune femme (le minois d'
Odette Yusman et sa petite culotte restent les meilleures arguments) se faire harceler par un l'esprit maléfique de son jumeau décédé à la naissance et tentant de prendre possession de son corps, ne contient que peu d'intérêt pour qui aime à frissonner devant les revenants de l'au-delà. Si l'envie de détenir cette édition chiche en bonus – uniquement pourvu de scènes coupées dont on comprend parfaitement le retrait – se fait sentir chez vous, on ne saurait que trop vous recommander de voir le
Mirrors d'
Alexandre Aja, attendre la sortie en vidéo de
Jusqu'en enfer de
Sam Raimi ou se refaire une énième séance de
L'Exorciste, abondamment pillé par
David Goyerr entre deux influences cinéphiles mal digérées, à l'image de la séquence d'exorcisme de fin, trop foutraque pour adopter une ligne de conduite claire et le sentiment d'immersion qui aurait dû aller avec.
Film pas tip top, interactivité maigrichonne. Heureusement que les prestations techniques proposent une qualité au top niveau du format avec une image harmonieusement définie et un son percutant.
Sortie le 22 septembre chez
Universal Pictures
Prix indicatif : 14,99€
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