Sami Bouajila,
Roschdy Zem,
Bernard Blancan et
Jamel Debbouze devant la caméra de Rachid Bouchared, cela ne vous rappelle rien ? Forcément un petit souvenir de 2006 et du film
Indigènes reparti du Festival de Cannes de cette année avec un prix général pour ses interprètes masculins et avant de partir quelques mois plus tard à la conquête du public français dans les salles obscures.
Excepté
Samy Naceri, toute la bande se retrouvera sur le tournage de
Hors-la-loi, production conséquente de 19,5 millions d'euros dont les prises de vues s'étendront sur cinq mois, de l'Algérie aux Etats-Unis, en passant par la France, la Tunisie, l'Allemagne et la Belgique.
Une logistique importante donc pour raconter le parcours de trois frères algériens séparés après le massacre du Sétif en 1945. Réfugiés en France, deux d'entre eux militeront pour l'indépendance de leur pays. Il est également question de faire référence à la guerre d'Indochine et surtout aux événements tragiques de la nuit du 17 octobre 1961, où la répression meurtrière de la police parisienne (commandée par Maurice Papon) envers les manifestants du FLN qui déambulaient pacifiquement ce soir-là.
Comme
Indigènes,
Hors-la-loi promet de ne pas passer inaperçu et de bouleverser l'hexagone. En attendant, le premier tour de manivelle est programmé dans une quinzaine de jours.