La FOX diffusait juste après la première partie du final d'American Idol le pilote de Glee, une nouvelle série musicale par le créateur de Nip/Tuck.
Un professeur d'espagnol, poussé par sa passion, prend les rênes de la chorale d'un lycée. Malheureusement pour lui, cette dernière est particulièrement catastrophique, mais il compte bien y remédier,en renouant avec le succès et tenter de remporter le grand prix d'État. Une chose est sûre, c'est que ça ne va pas être facile de recruter du monde, surtout quand la vie au lycée est regroupée en diverses catégories : les pom pom girls, les joueurs de foot US et les loosers…
Alors que la
FOX l'avait annoncée de longue date mais toujours repoussée, elle avait finalement une place de choix dans sa grille pour diffuser ce très attendu pilote. Si le résultat en termes d'audiences n'est pas totalement convaincant, le buzz autour de cette nouvelle série musicale est assez énorme, et pour cause : les deux singles issus du pilote se sont retrouvés propulsés dans le top 10 des ventes de la plate-forme iTunes. Il faut dire que le scénario n'avait pas vraiment pris trop de risque, en utilisant notamment
« Don't Stop Believin' », musique ultra-connue aux États-Unis et forcément porteuse chez les amateurs de divertissements musicaux. Alors, qu'est-ce que ça vaut,
Glee ? Eh bien n'y allons pas par quatre chemins, c'est une véritable dose de fraicheur que vous aurez reçue après avoir vu ce pilote.
Bon, d'accord, le scénario n'a rien de vraiment original et l'on utilise tous les clichés de ce genre de dramédie : nous avons le groupe de pom pom girls, toutes des garces, avec forcément un physique de rêve, nous avons également les footballers, qui sont tous très bien musclés et qui ont un certain succès auprès des filles, et enfin… les loosers. Ils sont moches, gros, gay qui plus est, ou
« has been » si ce n'est plus ! Sur cette base très classique, je vous l'accorde, on rencontre Will, un professeur sympathique ; ancien chanteur quand il était jeune, il souhaite recruter des lycéens prêts à en découdre avec les tenants du titre chantant sur un remix de
« Rehab » particulièrement convaincant. Il va alors passer par la case pom pom girl et footballer, avant de se raviser puisque, quoi qu'il fasse, il n'arrivera pas à les convaincre. La chorale dans ce lycée est en effet quelque chose de peu attirant. Le sommet de la débilité. Avouons que les membres déjà présents sont difficilement populaires, entre le gay-diva, la noire timbrée, l'asiatique qui l'est tout autant et la jolie fille qui a du mal à s'intégrer, tous les profils possibles et imaginables sont présents. On le prendra mal ou pas, mais au fil de l'épisode, on va faire la rencontre de plusieurs personnages secondaires bien sympathiques et qui vont apporter bien plus que de simples dialogues au pilote.
Il y a
Jessalyn Gilsig qui joue la femme de Will, et qui nous montre un personnage peu agréable, complètement fou, mais qui reste attachant quoiqu'il arrive.
Jane Lynch, la coach des pom pom girls qui déteste qu'on vienne lui parler et enfin
Jayma Mays, follement amoureuse en secret de Will. Le tout dans l'univers convaincant d'une petite ville américaine. Rapidement on en arrive à la partie musicale, car
Glee est avant tout une série musicale, et l'on est loin de ce qu'a pu faire Disney sur le même thème, un cran au dessus d'ailleurs. Dès le début il y aura le remix impressionnant de
Rehab, puis dans les dernières minutes celui tout en vocalise de
Don't Stop Believin'. Et c'est là que
Glee démontre toute sa puissance. En écoutant ce groupe de chanteurs, on est rempli de frissons (pour peu que vous aimiez la musique bien évidemment) lorsque l'on entend les premières notes jusqu'au magistral solo à la guitare. Le pilote se termine d'ailleurs sur ces quelques mots : « On reprend ? », laissant le téléspectateur dans l'expectative d'une suite qui n'arrivera qu'en septembre prochain.
Glee a tous les ingrédients d'une bonne série. Si sur un pilote il est forcément plus difficile de se faire un avis, le scénario jeté par ce premier épisode laisse une bonne impression malgré les clichés. Grâce aux personnages et acteurs pleins de fraicheur, on prend un certain plaisir à suivre les aventures de ce lycée hors norme. Il n'y a finalement qu'une chose à dire : vivement la suite !