Mesrine: Broussard crie au scandale
On attendait la réaction du commissaire
Robert Broussard une fois le dytique sur Mesrine sorti complètement dans les salles et bien l'homme ne s'est pas fait prier et à fait connaître son indignation devant la thèse retenue par
Jean-François Richet concernant la dernière séquence de
Mesrine: l'Ennemi public numéro 1 où la police abat le célèbre bandit sans ménagement et allant même jusqu'à donner un coup de grâce et camoufler leur action en mettant une arme dans la main de la victime. Voici une partie de ses commentaires donné à
L'Express. :
«
Au-delà de ma seule personne, c'est la police dans son ensemble qui est salie. De nombreux anciens collègues, présents porte de Clignancourt avec moi au moment de la mort de Mesrine, m'ont fait part de leur ras-le-bol. Les faits sont présentés de façon mensongère et partisane, sans que cela ne suscite de réaction du côté des pouvoirs publics.
La scène finale est dégueulasse -il n'y a pas d'autre mot- à plus d'un titre. Je le redis encore une fois: je n'avais pas reçu l'ordre d'abattre Mesrine, je n'ai pas ordonné à mes hommes de l'exécuter et j'assume la responsabilité de cette opération. Ceux qui ont tiré, positionnés à l'arrière du camion, ont agi en conscience, pour éviter un carnage. Or le film les présente comme un peloton d'exécution."
C'est bien le seul souci du policier ayant commandé l'opération du 02 novembre 1979 qui hormis quelques details (la prise de poids de
Vincent Cassel, l'obnibulation de certains faits peu glorieux de Mesrine) semble être satisfait de l'image donnée du personnage: “
Je craignais que l'on ne fasse de lui une sorte de Robin des bois. Objectivement, ce n'est pas le cas. En tant que policiers, nous disions à l'époque que c'était un tueur. De ce point de vue, les films nous donnent raison. Ils montrent sa violence et sa détermination. Dans le rôle de Mesrine, Vincent Cassel accomplit une performance remarquable.”
Pas si mauvais joueur en fin de compte.
posted the 11/29/2008 at 08:04 PM by
Julien Munoz