En terme de cinéma d'aventure, nombreuses sont les figures iconiques ayant imprimées à jamais la rétine du spectateur:
Tarzan, Robin des bois, Zorro, Indiana Jones… tous (et beaucoup d'autres) ont donné vie à un genre populaire et spectaculaire, faisant la notoriété de leur incarnation devant rendre à l'image toutes les qualités du héros. Quelques uns ont su rassembler plusieurs de ces attributs, mais il en est un seul, qui a su allier le charme, l'insolence, le courage, la bravoure, la désinvolture… en une seule fois:
Errol Flynn.
Méga star hollywoodienne de l'âge d'or de l'industrie américaine,
Errol Flynn a été découvert du public en 1935 dans
Capitaine Blood de
Michael Curtiz. Classique du « swashbuckler » (grossièrement film de cape et d'épée), l'histoire prenait comme contexte les guerres maritimes franco-britanniques du XVIIème siècle, pour narrer la rébellion d'un médecin anglais injustement condamné pour haute trahison envers la Cour et envoyé dans les îles des caraïbes pour y travailler comme esclave. Il deviendra ainsi le chef d'une mutinerie qui l'obligera à devenir un redoutable flibustier, détroussant les navires de leurs précieux butins.
Pouvant être considéré à juste titre comme l'un des cinq plus grands films de pirates de tous les temps (si ce n'est le meilleur),
Capitaine Blood refait parler de lui puisqu'un remake est actuellement en développement.
Warner Bros. a chargé
Phillip Noyce, de concevoir les plans d'une nouvelle armature scénaristique, en vue d'une nouvelle traversée des océans. Canons chargés, duels à l'épée, abordages, tavernes malfamées, trésors clinquants, souffle épique et exotisme seront logiquement au programme… sauf si on se retrouve devant une comédie du style
Pirates des Caraïbes. Dans ce cas là, on a pas fini de s'ennuyer.
Ah oui, on souhaite bien du courage pour le futur successeur d'
Errol qui aura bien de la peine à égaler (du moins se rapprocher) de son excellence.