Décidément, la Première Guerre Mondiale n'en finit pas d'alimenter l'imagination des scénaristes. Après
Les Fragments d'Antonin de
Gabriel Le Bomin l'an dernier, voici
La France de
Serge Bozon, qui revient devant la caméra 5 ans après
Mods. On ne change pas une équipe qui gagne : le réalisateur collabore à nouveau avec sa complice de toujours,
Axelle Ropert, pour qui il avait tenu un rôle dans le moyen-métrage
Etoile violette (sorti en avril 2006).
La France suit Camille, une jeune femme qui se languit de son mari, parti au front de la Guerre de 14. Mais un jour, elle reçoit une courte lettre de rupture. Bouleversée et prête à tout, elle décide de se travestir en homme pour le rejoindre. Elle se dirige vers le front, empruntant les chemins de traverse afin d'échapper à la vigilance des gendarmes. Dans une forêt, elle rencontre une petite troupe de soldats qui ne se doutent pas de sa véritable identité.
Camille, c'est
Sylvie Testud, qui profite à nouveau de son physique d'androgyne menue face à l'imposant
Pascal Greggory, qui remplace
Jacques Spiesser (
Nos retrouvailles,
Ecoute le temps) initialement prévu pour le rôle. Autour d'eux, on retrouve un solide casting de seconds rôles discrets mais talentueux du cinéma français, dont
François Négret (
C'est beau une ville la nuit,
Les Anges exterminateurs),
Jean-Christophe Bouvet (le père de
Marion Cotillard dans les
Taxi) ou encore
Pierre Léon, réalisateur de
Guillaume et les sortilèges.
Guillaume Depardieu fait également une apparition dans le film.
La particularité du film est d'entrecouper les scènes par des chansons, composées par
Mehdi Zannad (aka Fugu, son nom de scène),
Benjamin Esdraffo et
Laurent Talon, qui rythment l'histoire et lui donnent un côté décalé.
Pour découvrir
La France, récompensé par le Prix Jean Vigo au début de l'automne, il faudra patienter jusqu'à mercredi prochain. En espérant que cette fois, ça soit vraiment la der des der...