Pour sa troisième journée, le Festival Hors-Cadre à Lyon prend le rythme. Comme la vieille, un documentaire ouvre le bal.
McLibel est réalisé par
Franny Armstrong avec l’aide d’un certain
Ken Loach. Il décrit le plus long procès de l’histoire, le combat de deux simples militants contre McDonald. Malgré une reconstitution des débats un peu cheap, le documentaire reste efficace notamment grâce à une bonne utilisation de la musique.
La fiction reprend ensuite son droit avec
Mouth to Mouth, premier long-métrage d’Alison Murray. On y retrouve la talentueuse
Ellen Page, un an avant
Hard Candy, en adolescente paumée qui s’enrôle dans une communauté contre la société de consommation actuelle. Malheureusement, le voyage utopique prend vite des tournures sectaires. En partie autobiographique, ce drame touchant est servi par une réalisation maîtrisée et par une grande interprétation de son actrice principale. Son esthétique surexposé et ses nombreuses chansons arrivent aussi bien à saisir les moments émouvants que les délires de la communauté.
Suit l’oubliable
Fragile, film suisse de
Laurent Nègre. Très mélo, le réalisateur empile les défauts habituels des mauvais films d’auteur français. Enfin, pour finir, le festival nous dévoilait le nouveau du réalisateur iranien
Jafar Panahi, Ours d’argent à Berlin cette année.
Hors-Jeu est une comédie où des femmes se font passer pour des hommes pour pouvoir jouer au foot.
Ce vendredi, 5 films seront présentés : l’irlandais
Inside I'm dancing, le suisse
Jeune Homme, les américains
Sweet Land et
Funny Ha Ha et le thailandais
Journey from the fall.