Après un
Mutant X de sinistre mémoire et un
Smallville qui peine à s'extirper d'une soupe gluante de clichés, le monde des séries télé tente un nouveau mariage avec le monde des super héros :
Heroes, créé par
Tim Kring (
Preuve à l’appui) et diffusé sur la chaîne
NBC, est déjà annoncé comme LE gros carton de la rentrée télévisée 2006.
L’histoire : série dramatique,
Heroes suit le quotidien de gens ordinaires se découvrant des facultés extraordinaires. En Inde, un professeur de génétique perce au grand jour un secret profondément enfoui : des gens disposant de superpouvoirs vivent parmi nous. Un jeune rêveur (
Milo Ventimiglia) tente de convaincre son frère politicien (
Adrian Pasdar) qu’il peut voler. Une étudiante pom pom girl (
Hayden Panettiere) apprend qu’elle est totalement indestructible. A
Las Vegas, une stripteaseuse (
Ali Larter) luttant pour joindre les deux bouts en compagnie de son frère cadet découvre que son reflet dans les miroirs recèle un secret. Le détenu d’une prison (
Leonard Roberts) se réveille mystérieusement en dehors de sa cellule. Un artiste talentueux (
Santiago Cabrera) dont la dépendance à l’héroïne détruit sa vie et sa relation avec sa fiancée (
Tawcy Cypress) peut peindre l’avenir. Un flic parieur malchanceux (
Greg Grunberg) entend les pensées des gens, y compris celles d’un terroriste sous les verrous. Au Japon, un jeune homme (
Masi Oka) développe la faculté de stopper le temps par la seule force de son esprit. Leur but commun n’est autre que de sauver la Terre…
A la lecture du pitch –outre sa ressemblance troublante avec celui des
4400 (des gens ordinaires découvrant leurs pouvoirs et dont la mission est de sauver le monde…), on peut s’interroger sur la nécessité d’un tel programme, quand on sait que les séries télé fantastiques ont, depuis une dizaine d’années, réutilisé puis réinventé les histoires de super héros : les personnages de Dark
Angel,
Roswell,
Charmed, ou même
Dead Zone et
Medium, sont tous des êtres doués de pouvoirs qui ont décidé de les mettre au service d’une justice.
Buffy contre les vampires étant l’exemple le plus parfait d’une adaptation réussie de l’esprit comics sur petit écran, grâce à son univers à la fois pop et tragique, bourré de super méchants, d’alliances à gogo et d’univers parallèles.
Avec
Heroes, on peut s’attendre à un traitement beaucoup plus intimiste à la
Incassable, mêlant les histoires de plusieurs personnages appelés à se rencontrer, dans la veine de
Lost, les disparus et des
4400, donc. On ne sait pas encore si ce programme évoluera vers de la science-fiction plus spectaculaire à base de costumes moulants et de destructions massives, mais on peut s’attendre à tout : le potentiel énorme de cette série donne vraiment l’eau à la bouche! En espérant que le public donne l’occasion à cette série de prendre son envol, et à ses personnages de devenir des icônes ; une tâche difficile quand on sait la fragilité de ce support, et le temps considérable qu’il faut à certaines séries pour conquérir un public et gagner en épaisseur.
Heroes pourrait donner quelque chose de grand ! Ou pas…
(Source : Ecran Large)