La très bonne saison 3 de
Damages (qui a faillit être la dernière) débarque cette semaine dans les bacs français.
Après une saison 2 en demi-teinte,
Damages reprend clairement du poil de la bête en cette troisième année. On sent que les auteurs se sont creusés le citron pour nous concocter un puzzle machiavélique plein de surprises, épinglant au passage la crise financière et ses Bernard Madoff via le pilonnage en règle de la famille Tobin. Plus impitoyable que jamais, Patty Hewes est au cœur d'une intrigue retorse qui prendra le temps de décrypter son douloureux passé et de consacrer comme le meilleur monstre féminin de la télévision américaine. Malgré quelques précipitations vers la fin (le retour du personnage de
Timothy Olyphant),
Damages saison 3 se conclue de manière satisfaisante. Reste à savoir si le prolongement de dernière minute par la série et son nouveau diffuseur n'auront pas fait l'erreur de puiser davantage de la matière dans un show des plus appréciables mais donnant l'impression d'être arriver à son potentiel maximum.
Passé des prestations techniques optimum (image et bande-son impeccables), cette édition s'enrichit d'une interactive plutôt bien fournie : en plus de deux commentaires audio impliquant plusieurs membres de l'équipe technique et du casting, chaque épisode est accompagné d'une petite introduction (env. 3 Min chacun) dans laquelle les auteurs et producteurs de la série s'expriment sur l'évolution du script et les thématiques abordées. Plusieurs scènes coupées sont à dénombrées. A l'intérêt relatifs cette compilation demeure toutefois plus enrichissante que le bêtisier (env. 7 min) et deux modules d'autocongratulation, l'un dédiée à la réalisation (env. 5 min) et l'autre paraphrasant l'ensemble de la saison (env. 2 min).
Disponible dès le 23 mars chez
Sony Pictures Entertainment
Prix indicatif : 29,99€ le coffret.