La Strada,
Guerre et paix,
La bataille des Ardennes,
Danger : Diabolik !,
Barbarella,
Serpico,
Un justicier dans la ville,
Les trois jours du Condor,
L'œuf du serpent,
Conan le barbare,
Dead Zone,
Dune,
L'année du dragon… tous ont un dénominateur commun : le producteur
Dino De Laurentiis qui nous a quitté hier à l'âge très respectable de 91 ans.
Probablement le dernier de son espèce, cet italien faisait parti de ses hommes de cinéma influents qui ne se contentaient pas d'avancer les billets verts mais prenaient une part active dans la production des films qu'ils développaient. Cette trempe de producteurs qui ne faisaient pas de différence entre art (c'est lui qui révèle
Federico Fellini) et industrie, cinéma d'auteur et commercial, œuvres titanesques et productions modestes…
En découle une impressionnante filmographie teintée de classiques immortels, de navets incommensurables, de triomphes critiques et publics et d'échecs historiques mais une longévité dont peu de personnes dans le métier peuvent se vanter, surtout aujourd'hui. Débutant dans les années 20, adopté par Hollywood dans les années 50,
Dino De Laurentiis devient un véritable mogul du cinéma pendant les trente années suivantes avant de se faire plus discret dans les années 90 (il produit le troisième
Evil Dead de Sam Rami) et de revenir sur la sellette au cours du nouveau siècle avec notamment la trilogie
Hannibal,
Dragon Rouge et
Hannibal Lecter : les origines du mal, quinze ans après avoir produit le premier film mettant en scène le célèbre tueur en série avec non pas
Le Silence des Agneaux mais
Le sixième sens de
Michael Mann (première adaptation du "Dragon Rouge" de
Thomas Harris).
Des succès en salle à défaut d'êtres d'inoubliables longs-métrages de qualité, tout comme ses dernières contributions
La Dernière Légion et
Medieval Pie : Territoires Vierges qui n'auront pas étayé la légende
Dino De Laurentiis mais qui ne l'auront pas égratigné non plus.