C'est une bien triste semaine que celle-ci : après la découverte du corps de la monteuse
Sally Menke (probablement décédée à cause de la chaleur atteignant des records à Los Angeles), nous apprenions ensuite que c'était le réalisateur
Arthur Penn qui nous avait quitté. Pire encore c'est quelques heures plus tard que la presse connaît la douloureuse nouvelle : mercredi soir,
Tony Curtis n'était plus, la maladie dont il souffrait depuis plusieurs années a eu raison de lui, il avait 85 ans. C'est sa fille
Jamie Lee Curtis, qui en fit l'annonce le lendemain en milieu de journée.
Pour la jeune génération d'aujourd'hui ou le très grand public, cette légende du cinéma restera uniquement associée à son rôle de Daniel Wilde qui tenait aux côtés de
Roger Moore dans la série
Amicalement Vôtre. Mais les connaisseurs savent bien qu'il serait insultant de réduire une carrière contenant près de 130 rôles.
Plus que la quantité c'est surtout la pluralité et la variété des personnages, des genres investis, des styles et des productions (du classique indétrônable du 7ème art à la série B factuelle, de la grosse production à celle la plus modeste) sur lesquels
Tony Curtis rebondissait avec parfois une aisance peu commune. Qui aurait dit au tout début de sa carrière que ce beau jeune homme au visage affable et séducteur en diable pourrait témoigner à la fois d'excursion(s) dans la comédie enlaçant
Marilyn Monroe (
Certains l'aiment chaud), dans le drame romantique en défiant la gravité sous le chapiteau en partenariat avec
Burt Lancaster (
Trapèze),dans le cinéma d'aventure en croisant le fer avec
Kirk Douglas dans
Les Vikings, le péplum en jouant les esclaves (sexuels) et rebelles dans
Spartacus, le thriller en assassinant les jeunes femmes dans
L'Etrangleur de Boston… mais aussi le western, le cinéma d'action, de guerre etc.
La liste est forcément trop courte (hey « Personne n'est parfait ») pour retranscrire fidèlement une carrière comme on n'en fait plus et comme on n'en fera sûrement plus jamais, mais il ne tient qu'à vous de découvrir ou redécouvrir cet héritage que nous a laissé ce monstre de cinéma.