Adulée des critiques, elle devait être la série évènement de l'automne pour la FOX. Et si le résultat est en dessous des espérances du côté des audiences, elle reste sans l'ombre d'un doute l'une des meilleures surprises de la rentrée.
Robert Allen est un homme comblé, il est tombé amoureux de Lindsay, une magnifique jeune femme, avec qui il s'est installé dans la ville de Midland. Le hic, c'est qu'à 400 kilomètres de là, Robert devient Bob, il vit à Houston et côtois Cat, sa femme, fille d'un riche magnat du pétrole. Mais le jour où son beau-frère commence à avoir des soupçons, la petite vie bien tranquille de Robert va doucement devenir un enfer…
C'est le gros projet de la rentrée pour la
FOX. Il faut dire que le Texas a toujours fasciné les scénaristes américains et si
Dallas avait eu le succès qu'on lui connait, la plupart des séries utilisant comme décors cet état si fort en histoire n'ont jamais vraiment fait décoller l'audience, on se rappellera d'ailleurs de
Friday Night Lights qui ne fut sauvé que grâce à un accord avec une chaine du câble et non pas par ses chiffres qui touchaient le fond plus qu'autre chose. Cela étant dit,
Lone Star s'est tout de même jeté dans la fausse aux lions et la presse américaine est quasi-unanime : il s'agit ni plus ni moins de l'un des meilleurs pilotes de la rentrée, mais à l'image de son audience, doit-on réellement s'y intéresser ? En un mot : OUI ! Car
Lone Star recèle plein d'ingrédients prometteurs pour la suite et dispose surtout d'un casting 5 étoiles qui plus est de premier choix. Dans le rôle principal, nous avons Jimmy Wolk, qui campe ce mari volage, un brin arnaqueur à ses heures, aidées de son père (David Keith). Autour de lui, la discrète Eloise Mumford (Lindsay, la « fake girlfriend »), et surtout
Adrianne Palicki (Cat, la « fake wife ») qui nous vient tout droit de
Friday Night Lights et qui rayonne littéralement (bien aidée par sa nouvelle couleur de cheveux qui fait un ravage, soyons clair) et qui montre qu'elle sait s'en sortir quoique demande son rôle.
L'intrigue de ce pilote va donc nous permettre d'en apprendre davantage sur le mode de vie de Robert. Cet homme riche qui a fait sa fortune sur le dos de pauvres gens ne recule devant rien. Mais face à l'amour, il va cependant émettre quelques réserves sur ses activités douteuses. Et c'est le point de départ de toute cette histoire qui va permettre aux scénaristes d'inclure dans la série le reste du casting, à savoir le patriarche (Clint,
Jon Voight) et le beau-frère (Trammell, Mark Deklin). Ce dernier va déclencher une série d'évènements qui vont faire s'ébranler le modèle « économique » de Robert. Mais le pilote ne pousse pas plus loin dans les révélations et donnera juste ce qu'il faut pour tranquillement nous donner envie de voir la suite. Les révélations et les pistes laissées ici et là sont donc prometteuses, mais on se demande si derrière tout ça, il n'y a pas qu'un gigantesque vide que l'on cherche à combler à coup d'effet de style et de caméra tourné vers le décor atypique du Texas.
Mais ce qui est d'autant plus étrange, c'est ce qui se dégage de
Lone Star. L'ambiance, l'atmosphère sont si uniques que l'on prend énormément de plaisir à voir évoluer les différents protagonistes dans cet enfer du sud des Etats-Unis. Le Texas offre des possibilités scénaristiques inégalées et ce gigantesque état, encore très conservateur est passionnant à suivre. On est donc très loin d'un
Dallas (bien que le pilote multiplie les clins d'œil en ce sens) puisqu'il n'y a qu'un seul personnage à suivre ici, c'est celui de Robert. Ce que l'on appellera des secondaires auront sans doute une part importante dans l'intrigue générale de la saison, mais il serait dommage de ne pas se concentrer sur ce mari menteur incarné avec talent par Jimmy Wolk qui ne cesse de nous surprendre au fil des 42 minutes de l'épisode.
En clair, Lone Star est un gros drama à découvrir par pure curiosité et qui devrait réussir sans trop de difficulté à vous rendre accroc. Reste qu'il faut réussir à s'accrocher à l'univers si particulier baignant au Texas et c'est sans doute ici que se trouve la plus grande des difficultés. Saurez-vous la surmonter ?