Massacres en tous genres
Passons rapidement sur la projection du thriller coréen
The Housemaid Im Sang-soon, dégommage de la bourgeoisie du pays du matin calme dont nous avions évoqué le cas lors de notre critique, pour nous intéresser directement à l'évènement de la soirée de jeudi (certain dirons du Festival tout entier), soit la venue sur le sol français de Tobe Hopper dont trois de ses films furent projeté :
Bien évidemment, les hostilités furent lancé avec le mythique
Massacre à la tronçonneuse (en vf), le seul, le vrai, l'unique qu'on espère ne plus à devoir présenter (y compris pour les plus jeunes d'entre vous). Contrairement à ce à quoi l'on pouvait s'attendre, la foule n'a pas envahie la grande salle du Forum des images qui est restée au deux tiers vide. Heure trop matinale pour les travailleurs parisiens ou conséquence d'une œuvre majeure largement vue en vidéo et dvd ? Allez savoir. Quoiqu'il en soit cela restera comme une occasion manquée pour beaucoup puisque l'expérience Massacre à la tronçonneuse n'est clairement pas la même sur un écran de cinéma que sur un poste de télévision.
Pour discuter avec le maître de l'horreur, il fallait attendre la seconde séance qui passait
Massacre dans le train fantôme (de son vrai nom
Funhouse), shocker aux accents comiques généralement surestimé plongeant une fois de plus des jeunes gens dans l'horreur. A la différence que ce n'est plus la campagne redneck texane qui sert de décor mais une attraction de foire où nos futures victimes vont se retrouver coincée après avoir vu un meurtre perpétré par une créature pas jolie à regarder. Amusant (l'hommage double à Psychose et
Halloween en guise d'intro) mais un peu passé d'âge,
Massacre dans le train fantôme n'a pas d'autres prétentions que d'offrir un tour de grand huit horrifique, et en cela il s'acquitte honnêtement de sa tâche. Une fois la projection terminée, les spectateurs (nombreux cette fois-ci), ne ce sont pas privés de poser toutes sortes de questions à
Tobe Hooper qui a laissé transparaître une personnalité timide et franchement modeste qui avait bien du mal à répondre aux interrogations sur-intellectualisante d'un public européen, lui se voyant comme un technicien faisant simplement son travail à sa façon.
Des questions il y en a eu d'autres après
Eggshells, premier long-métrage que nous fûmes parmi les premiers à découvrir depuis quarante ans. Comme quoi, un événement peut en cacher un autre. Une chance qui s'est avérée mitigée du fait que cette épopée hippie à la limite du cinéma expérimental qui a mis la patience de certaines personnes à rude épreuve non par ses séquences psychédéliques plutôt intéressantes mais avec ses scènes de dialogues interminables censées déboucher sur une réflexion sur la guerre du Vietnam, la drogue, l'amour libre etc. Toutefois, malgré la lassitude qu'il provoque on ne peut nier que l'objet posait certaines bases qui agrémenteront plus tard
Massacre à la tronçonneuse. Immanqiuable donc.