C'est dans la nuit de samedi à dimanche que l'acteur français
Bruno Cremer a rendu son dernier souffle suite à un cancer, il avait 80 ans.
Pour beaucoup de la jeune génération, le comédien est exclusivement rattaché à la vieille figure du commissaire Maigret qu'il incarna entre 1991 et 2005 dans la série adaptée des écrits de
Georges Simenon. Pourtant ce serait réduire considérablement une longue et passionnante carrière passé aux côtés des quelques uns des plus grands noms du cinéma français.
Né le 6 octobre 1929 à Saint-Mande dans le Val de Marne,
Bruno Cremer a apporté son talent et sa forte et charismatique carrure - devant beaucoup à un timbre de voix qui deviendra reconnaissable entre mille – au travail de réalisateurs aussi divers et variés que les frères Dardenne (
Fasch),
Pierre Schoendoerffer (
La 317ème Section),
René Clément (
Paris brûle-t-il ?),
Costa-Gavras (
Section Spéciale),
Yves Boisset (
Espion lève-toi),
Claude Lelouch (
Le Bon et les méchants),
Claude Sautet (
Une Histoire simple),
Patrice Chéreau (
La Chair et l'orchidée),
José Giovanni (
Une Robe noire pour un tueur),
Bertrand Blier (
Tenue de soirée), et même
Luchino Visconti (
L'étrange) et
William Friedkin (
Le Convoi de la peur).
Parmi ses dernières incursions dans le cinéma on retiendra surtout sa relation sulfureuse avec la jeune
Vanessa Paradis dans
Noce Blanche de
Jean-Claude Brisseau qui le réengagea pour les besoins de
De bruit et de fureur ; et son rôle de mari fantomatique dans
Sous le sable de
François Ozon. Son dernier passage sur grand écran,
Bruno Cremer l'effectuera en 2003 devant la caméra de Schoendoerffer dans
Là-haut, un roi au dessus des nuages.
Un titre qui sonne aujourd'hui comme une annonce prophétique.