«
J'emmerde la 3D ! ». C'est avec ces mots crus que le réalisateur
William Friedkin a décliné l'offre de
Warner Bros. qui a dans l'idée de gonfler son
Exorciste en 3D. Même si l'auteur de
Police Fédérale, Los Angeles et
Bug n'est pas un réfractaire à la haute définition, au format IMAX et aux nouvelles technologies faisant évoluer le 7ème art (son implication dans la remasterisation et l'étalonnage de son
French Connection pour le Blu-Ray en est la preuve), il est hors de question pour lui de cautionner la fièvre du tout trois dimensions qui embrase Hollywood depuis le déferlement d'Avatar.
Fièvre qui pousse actuellement la Mecque du cinéma américain à planifier en masse des productions conçues dès le départ dans l'optique de la 3D stéréoscopique, à bouleverser la fabrication de celles en cours (
Le Choc des Titans de
Louis Leterrierne fut pas tourné dans cette éventualité mais sera exploité comme tel) et à envisager de convertir moult classiques du cinéma.
Si
William Friedkin est réticent aux déluges de vomis verdâtre en relief, d'autres ne sont pas de cet avis :
George Lucas s'acharne à ressortir sa saga
Star Wars, tandis que
Steven Spielberg ne dit pas non à cette éventualité concernant
Rencontres du troisième type plus et
Les Dents de la mer.
Le débat entre pro et contre 3D ne fait que commencer.