C'était l'une des séries évènements de la rentrée 2009 sur ABC, mais que vaut réellement l'une des prochaines nouveautés de TF1 ?
La vie suit son cours un peu partout dans le monde jusqu'au jour où un évènement va bouleverser la vie de milliard d'êtres humains. En effet, durant une matinée comme les autres, l'humanité va avoir le droit de visualiser son avenir durant 2 minutes et 17 secondes. Pendant ce laps de temps, c'est le blackout total, et après quoi les dégâts sont considérables, mais qu'a-t-il bien pu se passer ?
Si vous connaissiez votre avenir avant même de l'avoir vécu, que feriez-vous ? C'est la question qui va revenir durant tout ce pilote.
Flash Forward, c'est la série évènement de
ABC... enfin, c'était. Car si au fil des semaines, les audiences ont dégringolé, ce n'est sans doute pas à cause du pilote qui s'avère plutôt efficace. Et en attendant sa diffusion sur
TF1 prévue pour les prochains mois, nous vous proposons de lire notre avis au sujet de ce premier épisode. Épisode qui va se concentrer sur la raison de ce blackout, puisque l'on va rapidement découvrir le fait qu'il s'agit d'une vision de l'avenir dans 6 mois très exactement. Dans sa globalité, le pilote est très plaisant à regarder puisqu'il permet de comprendre énormément de choses en très peu de temps. Il n'a en effet que 42 minutes pour pouvoir imposer son rythme. Il y a pourtant pas mal de défauts, à commencer par le traitement donné aux visions et pour le coup, aux différentes catastrophes, puisque la série semble ne s'intéresser qu'à se qui c'est passé aux Etats-Unis, mais nous y reviendrons...
On rencontre tour à tour les différents personnages principaux et notamment Mark (
Joseph Fiennes) qui sera au centre de tout cela. Il est en effet la clef du blackout puisque dans sa vision, il était justement en train de le résoudre. Il est aidé par son partenaire, Demetri (
John Cho) qui de son côté n'a pas eu de vision, comprenez qu'il a visiblement dit adieu à la vie avant les 6 mois séparant l'humanité de son avenir. Ces deux protagonistes vont donc nous entrainer dans un début d'enquête particulièrement soutenue remplie de plusieurs intrigues plus ou moins intéressantes qui permettront de faire vivre la série, le temps d'une saison en tout cas. Le petit bonhomme continue son chemin au fil des minutes sans jamais prendre de risque, et sans jamais nous ennuyer. Apportant des pistes pour nous entrainer «plus loin» avec des personnages bien mis en scène, qui manquent parfois de charisme, mais qui ont le mérite de garder un intérêt certain lorsque l'on parle de leurs
Flash Forwards. Mais la série, ou en tout cas ce premier épisode ont le mérite de disposer du meilleur cliffhanger de cette nouvelle saison US, qui est extrêmement saisissant et qui ne promet que le meilleur pour l'avenir, à moins que les scénaristes ne sabordent eux-mêmes leur projet par la suite.
Dans le rayon des défauts,
Flash Forward souffre d'un équilibre scénaristique incertain. Bien que captivant, l'histoire ne sait, en l'état tout du moins, pas forcément où elle va et semble-nous emmener dans des épisodes qui ne se concentreront que sur le pourquoi du comment du blackout. Un sujet qui pourrait se révéler dévastateur pour le reste de la série, et c'est d'ailleurs le cas, on retrouve la raison de la baisse d'audience. En se recentrant unique sur le flash, le récit se veut soutenu, mais agaçant, car ressassant constamment la même chose. Nous n'irons pas plus loin dans les allusions puisque nous y reviendrons dans une critique sur l'intégralité de la saison 1.
Imparfait, ce pilote n'en reste pas moins très intéressant à suivre, car prenant. Les défauts viennent surtout du fait qu'il s'agit d'une «série évènement» et de l'attente qu'il y a autour, avec des dialogues un brin pompeux.