La nouvelle série d'ABC en avant-première sur Cinéma-France.
Soyons honnêtes, les séries policières américaines sont très nombreuses à la télévision, on en arrive à regarder très souvent la même chose, mais avec des acteurs différents. Pourtant, certaines séries innovent, tant bien que mal d'ailleurs. L'année dernière par exemple,
Women's Murder Club a essayé de nous montrer l'envers du décor avec la venue de 4 jeunes femmes, il y a également eu
Flashpoint, mettant en scène un groupe d'intervention d'élite de la police Canadienne. Et cette année,
ABC a lancé
Castle, assez tardivement mais avec un lead-in sûr, Dancing with the Star.
Castle raconte la vie d'un écrivain qui a fait fortune grâce à ses romans policiers, mais lorsque la police l'informe qu'un tueur s'amuse à reproduire les crimes décrit dans ses livres, il va tenter d'en savoir plus. Car oui, après avoir fait mourir son héros, il est en panne d'inspiration, et cette affaire avec laquelle il est lié va peut être réussir à débloquer sa situation. Effectivement, le scénario du pilote ressemble à l'un des dizaines et des dizaines d'autres épisodes de CSI, Law & Order et j'en passe, mais ce que n'ont pas les séries citées plus haut, c'est ça : un héros insupportable !
Car
Castle, joué par Nathan Fillon, est un personnage très, mais vraiment très énervant. Macho, il sait qu'il est le meilleur, son égo est surdimensionné tout comme son sex-appeal, bref, rien ne l'arrête. Mais malheureusement pour lui, il va trouver pire que lui en la personne de Kate Becket, alias
Stana Katic. Policière de talent, elle aime l'ordre et surtout déteste que l'on profite d'elle. Le duo nouvellement formé se veut donc explosif et très drôle puisque les deux bougres ne vont pas s'arrêter de se chercher des noises. L'un est cynique, l'autre est glaciale, un couple improbable donc.
C'est grâce à ces deux personnages que la série avance, et l'on découvre une façon d'enquêter radicalement différente de ce qui se fait normalement dans ce genre de shows. Ici, Kate va réussir à trouver le véritable assassin grâce à l'aide de Rick, de son sens de l'observation et de son souci du détail. Le rythme est bon, l'histoire sympathique à suivre, l'humour très présent. Sourire aux lèvres, on prend un certain plaisir à regarder l'épisode. Pourtant, ce n'était pas gagné d'avance, le scénario de départ est loin d'être très original, et ce genre de séries peut parfois avoir des longueurs vraiment insupportables. Ce dernier défaut n'est en tout cas pas présent dans le pilote, comme quoi tout est possible à la télévision américaine. Rajoutons un petit mot sur les personnages secondaires :
Castle est « complété » par sa mère et sa fille. Si la première est un peu folle, la seconde fait preuve d'une lucidité implacable, permettant d'aider son père. Kate, quant à elle, dispose d'officiers taquins pour le moins sympathiques.
Castle n'est certainement pas une révolution, mais son petit plus lui permet d'être un bon divertissement.