Les débuts d'une sitcom sont rarement hilarants. Prenez The Big Bang Theory par exemple, le pilote était passable, mais le reste de la série absolument génial. Avec Roommates c'est un peu le cas, sauf qu'il faut également rajouter les clichés incessants de ce genre de comédie.
Roommates est, comme son nom l'indique, une comédie sur la colocation. On va donc suivre la vie de 5 personnes radicalement opposées, ce qui nous permettra d'assister à des scènes pour le moins burlesques. Le pilote de cette nouvelle série va servir avant tout à présenter les différents personnages principaux : on commence par Mark, qui rencontre par hasard une ancienne amie du lycée pour laquelle il avait le béguin. Katie lui propose alors de venir emménager dans son appartement avec d'autres amis, mais on voit rapidement la chose venir. La jeune femme sort déjà avec quelqu'un, c'est donc peine perdue pour Mark, mais malgré cela, il vient quand même habiter dans cet appartement où il va faire la rencontre d'autres personnages haut en couleur.
On passe ensuite à Hope, alias
Tamera Mowry. Cette dernière fait croire à ses colocataires qu'elle travaille pour la télé alors qu'elle n'est qu'une vulgaire serveuse dans un café. Tout allait pour le mieux dans ce mensonge, jusqu'à ce que Mark, de passage, la rencontre innocemment. Si les téléspectateurs la connaissent déjà, ce n'est pas (encore) le cas de Mark qui découvre qu'elle deviendra sa « roommate » bien plus tard dans l'épisode. Ensemble ils vont donc, d'un commun accord, ne rien révéler aux autres. Il y a également James, que l'on ne voit pas beaucoup dans ce pilote, et enfin, nous avons Thom, qui adore se promener nu dans son appartement. Thom, c'est l'ancien colocataire de Mark, et bien sûr son déménagement ne va pas les empêcher de se voir.
Ce qu'il faut retenir de ce pilote se résume en quelques lignes : déjà, le personnage de Hope est le plus drôle de la série. Si l'on apprécie l'actrice ça passera comme une lettre à la poste, surtout que son rôle permet des situations vraiment excellentes. Lorsque Mark rencontre pour la première fois la jeune femme dans le café où elle travaille, et qu'elle fait tout un fromage pour un café au lieu d'un thé, ça donne le sourire. Deuxième point à garder en mémoire, les clichés. Le problème de
Roommates, c'est que la sitcom se veut trop proche de
Friends, les personnages sont des caricatures de ceux de l'ancienne série de
NBC, et surtout, le scénario du pilote est loin d'être original, mais ce n'est pas ce que l'on demande à un premier épisode après tout. Néanmoins ce sentiment de déjà-vu n'empêche pas de passer un bon moment et il faudra voir par la suite si
Roommates arrive à décoller.
Avis mitigé donc, mais Roommates ne demande qu'à se libérer des clichés des sitcoms, et pitié, que l'on cesse les rires enregistrés pour passer au véritable public, ça a plutôt bien réussi à The Big Bang Theory !