Après des mois d'attentes, les fans de Joss Whedon ont enfin pu découvrir sa nouvelle série, pas sans douleur malheureusement.
Imaginez un endroit où des gens comme vous et moi pourraient devenir l'instrument de n'importe quel millionnaire de la planète. Bienvenue dans la
Dollhouse, une maison composée d'humains qui voient leur esprit totalement transformé, éliminant souvenirs et compétences pour laisser place à une personnalité bien différente de celle qu'ils ont connue. Après ce nettoyage, ils peuvent devenir n'importe qui, négociateur, sportif et bien plus encore…
C'est le bide du vendredi sur la
FOX. Après un démarrage catastrophique (moins de 5M de téléspectateurs), la série ne s'arrête pas de creuser, s'approchant dangereusement de la barre des 4M. Pourtant, le projet, pharaonique, avait tout d'excellent.
Joss Whedon aux commandes de la réalisation et du scénario,
Eliza Dushku dans le rôle du personnage principal, et
Tahmoh Penikett qui campe un enquêteur tentant de percer le mystère de la
Dollhouse.
On suit donc tout naturellement le personnage d'Echo (
Eliza Dushku) que l'on retrouve au début de l'épisode sur une moto. S'ensuit une fête montrant la très courte mini-jupe de la jeune actrice ; si l'instant est plaisant, ça n'a vraiment rien à faire dans un pilote, surtout que cela n'apporte strictement rien à l'histoire sinon nous mener jusqu'à ce qui nous intéresse, à savoir la
Dollhouse. Une entrée en matière dénuée d'intérêt donc, mais qui permet de cerner un peu le personnage de départ. Cela étant dit, on va très vite découvrir que la personnalité que l'on a pu voir au début de l'épisode va se faire effacer pour faire place à une autre, bien différente cette fois-ci, puisque le sujet principal du pilote se concentre sur une prise d'otage, un sujet o combien mis en scène dans beaucoup d'autres séries, mais qui trouve un certain intérêt à être utilisé dans
Dollhouse.
Le problème principal, c'est la façon de nous montrer les différents personnages phares de la série : ils sont quasi-inexistant dans ce pilote ! Si on cerne assez bien leurs jobs, on ne connaît rien d'eux, et le scénario ne va pas plus loin que le sujet principal de l'épisode. Autant vous dire qu'il manque vraiment quelque chose pour nous intéresser au maximum. Ce manque de détail sur les protagonistes de la série nous empêche de plonger correctement dans l'univers du show. Contrairement à
Buffy contre les vampires ou
Firefly, les deux dernières productions de
Joss Whedon,
Dollhouse n'a visiblement pas eu le droit aux ultimes finitions du créateur, c'est vraiment dommage lorsque l'on sait que le sujet peut être passionnant s'il est bien mis en scène.
Mais soit, intéressons-nous à la prise d'otage, Echo devient donc négociateur de talent pour tenter de calmer une situation explosive, un père richissime qui voit sa fille se faire kidnapper. Si on comprend assez vite les tenants et les aboutissants de cette histoire, on a du mal à cerner les incartades présentes dans le scénario. Notamment quand on s'arrête sur
Paul Ballard (
Tahmoh Penikett) : son personnage reste mystérieux. A dire vrai il est totalement inexistant, et l'histoire ne nous dit rien sur sa volonté de percer à jour le secret de la
Dollhouse. Si son but est clair, on ne comprend pas pourquoi les scénaristes n'ont pas souhaité nous en dire plus sur ce personnage qui devrait jouer un rôle décisif dans la saison. Forcément l'histoire se termine bien, mais il en réside une finalité dommageable pour
Dollhouse. Une introduction laborieuse dans un univers qui ne demande qu'à être mis entre les mains de scénaristes compétents pour s'épanouir comme il se doit.
Finalement, Dollhouse est sympathique à regarder. Ce ne sera surement pas la série de l'année puisque les sujets rencontrés jusqu'ici sont d'une banalité affligeante, mais la mythologie installée autour de la série a le mérite d'intriguer.