A l'affiche de Alpha Dog puis Dangereuse séduction ce printemps, et en attendant Die Hard 4 - Retour en enfer, Cinéma-France vous propose de revenir sur le parcours de Bruce Willis, un des acteurs les plus puissants et populaire d'Hollywood.
En 20 ans,
Bruce Willis s'est construit une filmographie des plus impressionnantes, passant du statut d'acteur de série télévisée à celui de star du cinéma d'action tout en explorant les voies du thriller fantastique et de la comédie. Ses plus gros succès restent les blockbusters musclés qui firent sa gloire dans les années 90, jusqu'à aujourd'hui où il semble privilégier des projets plus modestes et diversifiés.
Ses débuts
Bruce Willis est né le 19 mars 1955, dans la garnison allemande situé à Oberstein. Il passera néanmoins son enfance aux Etats-Unis, plus précisément dans la ville de Carneys Point située dans le New Jersey. Le jeune Bruce est tout d'abord attiré par la musique. Pour l'anecdote, il apprendra par lui-même à jouer de l'harmonica. Comme beaucoup d'acteurs américains avant lui, c'est à l'université qu'il débute sur les planches : pour lui ce sera à travers la section théâtrale du Collège d'État de Montclair. En 1977, il s'installe à New-York et décroche un rôle dans la pièce 'Heaven and Earth'. Il poursuit sa carrière théâtrale en tenant des rôles dans Railroad Bill ou encore Fool for Love et ce jusqu'en 1985, date à laquelle il obtient le rôle de David Addison pour
Clair de Lune, une nouvelle série que s'apprête à diffuser la chaîne
ABC. Entre temps,
Bruce Willis aura eu le temps de faire une apparition remarquée dans un épisode de la série à succès de l'époque,
Deux Flics à Miami où il incarnait Tony Amato, un dangereux trafiquant d'armes. Dans
Clair de Lune son personnage se retrouve face à Maddie Hayes (
Cybil Shepperd), une riche et belle mannequin, qui du jour au lendemain se retrouve ruinée suite à des malversations de son comptable et à qui il ne reste plus qu'une agence de détectives privés en faillite. Elle décide de la fermer et rencontre le directeur de l'agence, un certain David Addison (
Bruce Willis). Ce dernier, fêtard invétéré qui passe le plus clair de son temps à faire la bringue dans les bars, va tout faire pour convaincre sa nouvelle « patronne » de ne pas fermer l'agence. Cette dernière accepte à la condition de devenir sa partenaire…
Série atypique pour l'époque aujourd'hui considérée comme culte,
Clair de Lune ne respecte aucune règle des séries de l'époque. Les personnages s'adressaient en effet directement aux spectateurs et leur faisaient part de leurs réflexions. L'autre point fort de la série était son duo central, qui passait son temps à se chamailler à l'écran pour ne pas s'avouer mutuellement les sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Le succès est rapidement au rendez-vous et durera durant 4 saisons, le show permettant d'ailleurs à
Bruce Willis de remporte en 1987 l'Emmy Award et le Golden Globe du meilleur acteur dans une série comique. Cette reconnaissance critique et publique sur petit écran va rapidement lui ouvrir les portes du grand écran.
Ses premiers succès
En 1987, alors qu'il tourne toujours dans
Claire de Lune il apparaît aux côtés de
Kim Basinger dans
Boire et déboire pour ce qui est son premier grand rôle au cinéma. Pour ce premier test sur grand écran
Bruce Willis n'est pas trop dépaysé puisqu'il reste dans un univers proche de celui de la série qui fit sa popularité, à savoir la comédie. En effet, dans ce film qui dénonce les effets notoires de l'alcool,
Bruce Willis est Walter Davis, qui accepte d'emmener la cousine de sa belle-soeur, Nadia, à un dîner organisé par son patron. Mais la jeune femme ne supporte pas la moindre goutte d'alcool et après avoir bu un verre, devient hystérique et sème la pagaille dans la soirée. Suite à quoi la vie de Walter va connaître certains bouleversements… Sans atteindre des sommets le film est un succès et va permettre à
Bruce Willis de gagner la confiance des producteurs en tant que tête d'affiche.
1988 marque un second tournant dans la carrière de
Bruce Willis. Il tient en effet le rôle de sa vie, celui auquel on ne va plus cesser de l'assimiler, au même titre que Schwarzenegger avec
Terminator ou
Sylvester Stallone avec
Rocky. En effet cette année-là sort dans les salles obscures Piège de Cristal où il incarne pour la première fois John McLane, un tenace policier New-Yorkais qui se retrouve la veille de Noël aux prises avec douze terroristes venus vider les coffres du building où travaille sa femme, qui est par ailleurs retenue en otage avec bon nombre de ses collègues par les malfrats. Ce long-métrage marque à la fois le premier gros succès commercial de
Bruce Willis, qui acquiert le statut d'acteur bankable, mais également le début de la trilogie
Die hard qui s'enrichira de trois volets supplémentaires dont le dernier s'apprête à sortir.
Désormais libre de ses engagements avec la télévision il se consacre à plein temps au cinéma et enchaîne en 1990 avec la suite de Piège de Cristal,
58 minutes pour vivre, réalisé par
Renny Harlin, où John Mclane se retrouve à nouveau aux prises avec des terroristes. Mais cette fois-ci son terrain de jeu n'est autre que l'aéroport de Washington. On le retrouve également dans une oeuvre plus intimiste, le méconnu
Un héros comme tant d'autres, où il interprète un vétéran de la guerre du Vietnam qui ne s'est jamais remis de ce qu'il a vu lorsqu'il était soldat. Si le premier nommé est un gros succès avec plus de 230 millions de dollars de recettes à travers le monde, le second lui permet d'explorer d'autres registres et de ne pas se cantonner uniquement aux grosses productions hollywoodiennes. En 1989, il prête également sa voix à Mickey, le bébé de
Allo Maman, ici bébé, qui relança à l'époque la carrière de
John Travolta et qui engrangea plus de 140 millions de dollars aux Etats-Unis. Alors que la fin des années 80 s'annonçait pleine de promesses pour le comédien, l'orée des années 90 s'annonce plus délicate avec pas mal de revers et de choix malencontreux.
Le passage à vide
La première partie des années 90 n'est pas des plus réussies professionnellement parlant pour
Bruce Willis qui collectionne les flops. Le premier d'entre eux est
Le Bûcher des vanités qui, malgré un
Brian De Palma derrière la caméra, un scénario adapté d'un roman à succès et un casting 4 étoiles (
Tom Hanks,
Mélanie Griffith et
Bruce Willis), connaît en 1991 un accueil glacial dans les salles américaines et marque le premier gros échec du comédien. Ne se formalisant pas de cet écueil,
Bruce Willis se retrouve la même année en tête d'affiche de productions autrement plus importantes estampillées Hollywood Entertainment. La première est
Hudson Hawk, gentleman cambrioleur, dans lequel
Bruce Willis se retrouve dans la peau d'un Arsène Lupin contraint de voler des œuvres d'arts pour le compte d'un couple de milliardaires. Le second sera Le Dernier Samaritain de
Tony Scott, où il incarne un ancien membre des services secrets devenu détective privé. Si le premier projet est sans surprise boudé par le public, l'étonnement fut quant à lui réel face à l'échec du second sur lequel Willis misait beaucoup pour revenir sur le devant de la scène, d'autant plus que le film jouait ouvertement sur le registre de la saga
Die Hard avec son lot de fusillades, de poursuites et d'explosions en tous genres.
Parmi toutes ces déceptions se niche une éclaircie avec
La Mort vous si bien, où
Bruce Willis donne la réplique à
Meryl Streep et
Goldie Hawn. Il y tient le rôle d'un chirurgien qui se retrouve coincé entre deux femmes, Madeline et Helen, qui se vouent une haine tenance. Obsédée par ses rides, Madeleine vole le fiancé d‘Helen (
Bruce Willis) qui est également chirurgien esthétique. Cette-dernière en devient momentanément obèse de dépit. Grâce à un élixir magique, Madeleine retrouve sa jeunesse et se voit offrir l'immortalité. Mais Helen est bien décidée à se venger et à récupérer son fiancé. Le public est cette fois-ci séduit et le succès est à nouveau au rendez vous. Mais pas pour longtemps.
Surfant sur la vague des thrillers érotiques
Basic Instinct,
Sliver et autres
Liaison fatale,
Bruce Willis se retrouve aux côtés de Jane March dans
Color of Night, où il est un psychanalyste qui s'éprend d'une mystérieuse jeune femme et qui va parallèlement mener l'enquête sur le meurtre de son meilleur ami et confrère qui a été sauvagement assassiné. Son enquête va l'amener à découvrir que l'assassin se trouve parmi les patients de son ami. Intrigue trop convenue ? Lassitude du public vis-à-vis du genre ? Les raisons de l'échec du long-métrage peuvent être nombreuses, toujours est il que
Bruce Willis cumule un nouvel échec qui commence sérieusement à écorner son image d'acteur à succès.
Piège en eaux troubles sorti la même année ne lui permet pas plus de remonter la pente. En 1994 le comédien alors âgé de 39 ans semble au creux de la vague. Mais son retour en grâce va s'amorcer grâce à un jeune réalisateur qui souhaite à tout prix l'engager pour son second film, qui s'avèrera être le cultissime
Pulp Fiction.
Le renouveau
Palme d'Or au Festival de Cannes en 1994,
Pulp Fiction érige
Quentin Tarantino au rang de metteur en scène de premier ordre, et permet au passage de remettre la carrière de
Bruce Willis sur les rails en lui offrant l'un de ses meilleurs rôles, celui de Butch, un boxeur empêtré dans une sombre affaire de combats truqués. Après ce passage remarqué devant la caméra de Tarantino,
Bruce Willis va débuter la période la plus faste de sa carrière, en renouant tout d'abord avec le personnage de John McLane dans le troisième volet de la saga
Die hard :
Une Journée en enfer, qui est de l'avis de nombreux fans le meilleur volet de la franchise à ce jour. Cette fois-ci, John McLane est à New-York où un poseur de bombes le connaissant bien lui impose de réussir un certain nombre d'épreuves sous peine de perpétrer d'autres attentats. Dans cet opus, il se voit flanqué malgré lui d'un compagnon d'infortune qui n'est autre que
Samuel L. Jackson, faisant entrer le métrage dans le registre du buddy-movie et donnant un nouveau souffle à la saga. Le succès est au rendez-vous avec
360 millions de billets verts à travers le monde et confirme le renouveau amorcé depuis
Pulp Fiction,
Bruce Willis fait désormais à nouveau parti des grand d'Hollywood.
Fin 1995, il figure au générique de L'Armée des douze singes, thriller futuriste où il côtoie
Madeleine Stowe et
Brad Pitt (dont la prestation lui vaudra une nomination à l'oscar du meilleur second rôle masculin), et mis en scène par
Terry Gilliam, dans lequel il va devoir endosser un rôle de sauveur de l'humanité en voyageant dans le temps pour empêcher une épidémie mortelle de décimer l'espèce humaine dans un futur proche. Si le succès financier du film est plus que convaincant, la qualité du film et la performance des acteurs sont également salués par la critique. Une reconnaissance à laquelle il n'aura pas droit dans son film suivant,
Dernier Recours de
Walter Hill, qui mêle ambiance mafieuse, film policier et western.
En 1997,
Luc Besson lui confie le rôle de Korben Dallas pour lequel il se décolore les cheveux.
Bruce Willis incarne un chauffeur de taxi vivant au XXIII siècle va être amené par un concours de circonstances à devoir sauver le monde d'une invasion extraterrestre qui a pour but d'en finir avec l'espèce humaine.
Le Cinquième élément restera longtemps le film français à avoir engrangé le plus de recettes sur le sol américain avant d'être détrôné en 2005 par
La Marche de l'empereur.
La même année on le retrouve dans le thriller
Le Chacal pour un face à face l'opposant à une autre icône de Hollywood :
Richard Gere. Du fait du succès du
Cinquième élément la sortie du
Chacal connaît un impact commercial et médiatique moindre. Néanmoins le film - bien que suivant une trame assez classique de la traque d'un tueur à gages chargé d'abattre une cible (
Bruce Willis) par un ancien terroriste de l'IRA qui est le seul à connaître son visage (
Richard Gere) - reste d'une efficacité redoutable et mérite le détour, car il offre à
Bruce Willis son premier véritable rôle de méchant à l'écran.
En 1998,
Bruce Willis apparaît dans
Code Mercury modeste thriller qui ne laissera pas un souvenir impérissable avant que l'acteur américain n'endosse pour la dernière fois le rôle de sauveur de l'humanité pour
Armaggedon. Et là, l'expression « last but not least » prend tout son sens, puisqu'il est chargé d'empêcher une astéroïde de la taille de l'Etat du Texas de s'écraser sur Terre en se posant sur cette dernière et en y forant un puit de 250 mètres de profondeur au font duquel la NASA fera exploser une charge nucléaire de plusieurs kilotonnes. Le film est dirigé par
Michael Bay, l'homme qui aime pulvériser les décors à tout va sur fond de montage ultra cut. Tout au long des 2h30 du film, le spectacle est au rendez vous. Bourré d'effets spéciaux et de scènes musclées, Armaggedon est le deuxième plus gros succès de la carrière de
Bruce Willis qui voit le blockbuster estival cumuler plus de 550 millions de dollars de recettes mondiales.
Bruce Willis avoua après le tournage d'Armaggedon vouloir délaisser l'image de sauveur de l'humanité qui lui colle à la peau pour se diriger vers d'autres projets.
Une nouvelle orientation
Après des apparitions en tant que guest-star dans la saison 2 d'
Ally McBeal et la saison 6 de
Friends, on le retrouve en 1999 en général de l'armée américaine dans
Couvre-Feu d'
Edward Zwick, où il cotoie
Denzel Washington et
Annette Bening. Le changement de cap annoncé précedemment ne se fait pas encore réellement sentir, d'autant plus que le film n'atteint ni les cimes du box-office, ni la faveur des critiques. Il faudra attendre l'année suivante avec la claque
Sixième Sens. Personne n'attendait le comédien dans le registre du fantastique et encore moins avec le jeune réalisateur inconnu du public qu'était à l'époque
M. Night Shyamalan, d'autant plus que son rôle de psychologue pour enfant est à mille lieux de ce à quoi il nous avait habitué jusqu'à maintenant. Sa relation à l'écran avec
Haley Joel Osment, qui incarne également très justement un jeune garçon apeuré par des visions de personnes décédées, est des plus crédible et la critique salue la performance de l'acteur qui trouve dans ce projet son plus gros succès public avec plus de 672 millions de dollars de recettes mondiales.
Bruce Willis a désormais changé d'horizon, laissant derrière lui les rôles musclés pour des projets plus intimistes.
Suite au succès phénoménal de
Sixième Sens, la star hollywoodienne et le jeune réalisateur décident de prolonger l'expérience et, en 2001, sort
Incassable, le fruit de leur nouvelle collaboration. Le registre reste toujours le fantastique,
Bruce Willis prêtant cette fois ci ses traits à David Dunn, l'unique survivant d'une effroyable catastrophe ferroviaire. Ce-dernier s'interroge sur les raisons pour lesquelles il a échappé à la mort sans même une égratignure. Un mystérieux étranger, Elijah Price, a une fascinante théorie pour tout expliquer. Une théorie qui menace de bouleverser à jamais la vie de David et de sa famille. Le succès, même s'il est moindre que pour
Sixième Sens, est à nouveau au rendez vous avec près de 250 millions de billets verts dans le monde.
La même année, on le retrouve dans le drame familial
Une vie à deux aux côtés de
Michelle Pfeiffer, qui aborde le sujet de l'érosion de l'amour au sein d'un couple à travers l'histoire de Ben et Katie, qui pensaient s'être mariés pour la vie. Hélas, 15 ans plus tard, malgré deux beaux enfants, l'amour s'en est allé, la complicité s'est émoussée, et subir l'autre devient usant. Ne pouvant compter que sur eux-mêmes pour sortir de la crise, Ben et Kate conviennent d'une séparation temporaire de 15 jours pour faire le point sur leur relation. Pour sa première incursion dans le drame,
Bruce Willis fait fausse route, le public étant aux abonnés absents malgré le duo de stars en tête du casting.
Il compense cet échec avec les comédies
Mon voisin le tueur où il fait équipe avec Matthew Perry, la star de
Friends, qui découvre que son voisin (
Bruce Willis) n'est autre qu'un tueur à gage réputé pour être à la solde de la mafia, et
Sâle Môme où il se retrouve face à lui-même … lorsqu'il avait 8 ans. Si les deux films sont de qualité inégale, ils auront eu le mérite de faire bonne figure au box-office, permettant à l'acteur de maintenir son statut d'acteur bankable.
Statut qui va se voir entaché par ses trois films suivants sortis en 2002 et 2003 :
Bandits,
Mission Evasion et
Les Larmes du Soleil, qui se plantèrent successivement aux Box office américain. Dans le premier, on le retrouve accompagné de
Billy Bob Thornton. Tous deux interprètent des braqueurs de banque aux méthodes peu orthodoxes qui vont prendre sous leur aile la jolie Kate (
Cate Blanchett) ce qui va leur apporter quelques déconvenues dont il se seraient bien passés. Avec le second, qui se déroule sur fond de seconde Guerre mondiale dans un camp de prisonniers américain, les recettes américaines du film permettent à peine de rembourser le salaire de la star qui s'était vu octroyer un cachet de 20 millions de dollars, et, comble du comble, il se fait voler la vedette auprès des médias par
Colin Farrell qui joue à ses côtés dans le film. Dans le dernier de ces trois flops successifs, il incarne le chef d'un commando américain chargé de rapatrier d'urgence une doctoresse américaine incarnée par Monica Belucci avant que n'éclate une guerre civile au Nigéria. Le film, qui n'est pas dépourvu de qualités, est d'ailleurs l'un des premiers à se lancer dans le registre de l'edutainement en dénonçant les génocides perpétrés en Afrique. Malheureusement pour lui, le public ne répondra pas.
En 2004,
Mon voisin le Tueur 2 et
Otage, dirigé par le français
Florent Emilio Siri, qui marquent son retour dans le cinéma d'action ne parviennent pas à relancer la machine à billets si chère à l'industrie Hollywoodienne.
En 2005, le miracle se produit :
Bruce Willis retrouve un rôle à la hauteur de son talent, celui du sombre inspecteur Hartigan dans
Sin City qui est présenté en grande pompe à Cannes et qui bénéficie d'un succès commercial notoire qui lui permettra de bénéficier d'une suite, de laquelle le personnage de
Bruce Willis ne devrait cependant pas faire partie. En 2006 il reprend un rôle de flic solitaire dans
16 Blocs, mis en boîte par le papa de L'Arme fatale, à savoir
Richard Donner. Il côtoie aussi
Josh Hartnett dans
Slevin, et apparaît dans le dérangeant
Fast Food Nation de
Richard Linklater, mais à chaque fois le résultat est là encore mitigé tant artistiquement que commercialement.
Récemment, on aura pu le voir dans
Alpha Dog de
Nick Cassavetes où, bien que son rôle soit secondaire, il est apparu beaucoup plus convaincant que dans bon nombre de ses dernières sorties, incarnant un père de famille à la morale douteuse dont le fils est en cavale après avoir enlevé un adolescent.
On l'a vu ensuite donner la réplique à la belle
Halle Berry dans
Dangereuse séduction, qu'il retrouve 16 ans après leur première rencontre sur le tournage du Le dernier Samaritain. Si la première fois il était chargé de veiller à sa sécurité, il en est tout autre cette fois-ci puisque son personnage est un sombre homme d'affaire suspecté d'avoir assassiné la meilleure amie d'Halle Berry. Le film est un de ces thrillers hollywoodiens sans réelle âme comme on peut en voir à la pelle.
Ses Projets à venir
Le premier d'entre eux et le plus attendu par le public est prévu pour cet été, plus précisément pour le 4 juillet 2007 en France avec le quatrième (et dernier ?) opus de la saga Die Hard,
Die Hard 4 - Retour en enfer. John McLane va cette fois ci devoir faire face à des cyber-terroristes qui d'après les dernières bandes annonces ne lésinent pas sur les moyens pour éliminer notre inspecteur préféré. La réalisation à cette fois était confiée à
Len Wiseman, le jeune metteur en scène à l'origine des films
Underworld I et II.
Après avoir imbibé de sang son marcel, il sera temps pour l'ami Bruce de revenir dans
Black Water Transit, dans lequel un tueur à gage froid et méthodique tente de faire sortir du pays sa collection d'armes et se retrouve au coeur d'une affaire où se mêlent police, agents du FBI, et membres de la mafia.
Enfin, le dernier projet auquel est rattaché le nom de l'acteur chauve le plus célèbre de la planète est
Morgan's Summit retraçant la dernière emission d'un animateur radio qui est consacré à des chansons et histoires sur la compréhension entre les hommes. Sa dévotion à cette cause est ébranlée quand un crime brutal affecte sa vie, ce qui va le mener à penser à la vengeance.
La carrière de
Bruce Willis est donc belle et bien remplie, à l'image du chemin parcouru par l'acteur américain ces vingt dernières années, chemin qui n'est pas prêt de s'achever au vu des différents tournages qu'il lui reste à mener à bien.