Tandis que les cinéphiles attendent fébrilement Mad Max 4 : Fury Road, George Miller propose ce 7 décembre en salles Happy Feet 2. Et son parcours alors ?
Révélé au monde par
Mad Max,
George Miller est sur le point de revenir à sa saga apocalyptique dès l'an prochain, après avoir livré dans l'immédiat
Happy Feet 2. Revenons sur son parcours, pour le moins varié.
Un début de carrière complètement Mad
Après avoir vu le jour en 1945 à Brisbane (Australie),
George Miller se tourne vers des études de médecine avant de se ré-orienter vers le cinéma. Il commence à récolter ses premières récompenses dès 1971 avec son court-métrage
Violence in the Cinema, Part 1, qui remporte deux prix de l'Australian Film Institute et a l'honneur d'être projeté aux festivals de Moscou et Sydney. Il va fonder par la suite sa société de production Kennedy Miller avec son fidèle collaborateur Byron Kennedy (qui a produit son court-métrage). Alors qu'il a travaillé sur le film
Chain Reaction en 1981, pour lequel il est crédité en tant que co-réalisateur, il connaît le succès très tôt avec le culte
Mad Max qui sort en 1982 chez nous et propulse
Mel Gibson au rang de star internationale, avec un film dans lequel celui-ci se trouve en pleine Australie apocalyptique où une guerre sans merci oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor. Le film fut grandement censuré en raison de nombreuses scènes de violence mais le succès est bien là : avec un budget de seulement 350 000 dollars,
Mad Max en gagne près de 9 millions aux USA et attire plus de 2,5 millions de spectateurs en France. Un succès qui ne pouvait qu'engendrer une suite… il va même en connaître deux ! C'est ainsi que vont sortir respectivement en 1982 et 1985
Mad Max 2 et
Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre, ce dernier ayant même engendré le hit musical interprété par
Tina Turner « We don't need another hero » (mais si, vous avez forcément l'air en tête !). En 1983,
Steven Spielberg fait appel à lui pour réaliser le dernier épisode de la série
La Quatrième Dimension, que beaucoup considèrent comme le meilleur de la saga.
Premier tournant dans sa carrière avec la disparition tragique en 1982 de son associé Byron Kennedy. Il poursuit donc son activité au sein de la société Kennedy Miller avec
Doug Mitchell. Il va livrer par la suite
Les Sorcières d'Eastwick (1987), comédie fantastique dans laquelle on trouve
Jack Nicholson,
Cher,
Susan Sarandon ou encore
Michelle Pfeiffer, qui obtient deux nominations techniques aux Oscars. Il retrouve
Susan Sarandon une nouvelle fois en 1993 avec
Lorenzo, suivant un couple (
Nick Nolte formant la deuxième moitié) qui sauve, grâce à leur pugnacité, leur fils atteint d'une maladie incurable. Il obtient lui aussi deux nominations aux Oscars, mais un peu plus prestigieuses (Meilleure Actrice et Meilleur scénario original). La même année, il retourne en Australie pour faire tourner une
Naomie Watts encore loin d'être une star dans le drame
Coupable ou innocente, où un professeur d'arts plastiques aux méthodes originales est séduit par Jennifer Carter (
Naomie Watts donc), une de ses étudiantes qui l'accuse bientôt de viol (ouh la vilaine !)...
Le temps des animaux avant le retour à Max
C'est en 1986 que l'on rentre dans l'ère animalière de
George Miller, débutant avec la confection du scénario et la production de
Babe, le cochon devenu berger, qui va rencontrer un succès foudroyant (plus de 250 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget initial de 30). Il suit comme son titre l'indique un cochon qui va devenir berger pour éviter le sort qui lui semble inévitable, à savoir finir dans une assiette ! Une suite est donc enclenchée 3 ans plus tard et c'est
George Miller lui-même qui passe derrière la caméra pour livrer
Babe, le cochon dans la ville, qui sera très loin de renouveler les performances du précédent (65 millions de recettes pour 80 millions de budget…). Qu'à cela ne tienne, après un hiatus de sept années,
George Miller troque le cochon pour le pingouin dans le film d'animation
Happy Feet, fable gentiment écolo où on danse et chante beaucoup, qui fait groover assez de monde pour amasser 385 millions de dollars de recettes et séduit suffisamment l'Académie américaine pour rafler la statuette de l'Oscar du meilleur film d'animation. Il faudra néanmoins attendre cinq autres années pour qu'arrive
Happy Feet 2, au budget encore plus conséquent que son prédécesseur (130 millions de dollars contre 110) mais gardant toujours une certaine fibre écolo. Mais bon, les animaux ça va un temps, et 2012 sera l'année où
George Miller reviendra au bébé qui l'a fait éclore, avec un
Mad Max 4 : Fury Road attendu de pied ferme !
En effet à l'heure où on écrit ces lignes on sait que le tournage du nouveau volet de la franchise
Mad Max débutera au printemps 2012 avec un nouveau casting. On y trouvera normalement
Tom Hardy, fraîchement sorti du succès d'
Inception et en juillet 2012 à l'affiche de
The Dark Knight Rises dans le rôle du bad guy Bane, qui incarnera ici Max et aura la lourde tâche de succéder à
Mel Gibson.
Charlize Theron devrait aussi être de la partie. Apparemment
George Miller aura eu les moyens pour faire revenir sa franchise sur grand écran puisque l'on parle d'un budget de 200 millions de dollars ! Et on sait déjà que si ça fonctionne, il y a des histoires prêtes pour deux autres films, de quoi livrer une nouvelle trilogie !
We don't need another hero peut-être, mais
we need another movies !