Annulée en fin de saison dernière par la FOX, la série de Joss Whedon a su nous convaincre qu'elle était capable de mieux après une saison 1 en dent de scie.
Très justement sauvée de l'annulation en 2009,
Dollhouse est donc revenue pour une seconde saison et ainsi prouver qu'elle savait faire autre chose que des épisodes stand alone. Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, la série raconte les aventures d'une organisation qui utilise des humains, leur vide le cerveau de tout souvenir, en réinjecte d'autres totalement différents, afin de les faire jouer un rôle auprès de clients fortunés. La saison 2, composée de 13 épisodes (dont un spécial signant la fin du show) fut très vite annoncée comme la dernière. Cela a permis à l'équipe scénaristique de se mettre des limites et de ne pas partir dans des histoires secondaires inintéressantes. Et c'est cela que l'on va apprécier : le talent de
Joss Whedon pour imposer un univers en si peu de temps et surtout, pour le clôturer de la plus belle manière qui soit.
Plein feu sur Echo (
Eliza Dushku), et son personnage va prendre tellement d'importance qu'il va complètement éclipser les autres. On pense notamment à Paul Ballard (
Tahmoh Penikett) qui, malgré qu'il rejoigne la
Dollhouse de Los Angeles, va être mis de côté tant et si bien que son départ en fin de série ne va être qu'une jolie déception. On retiendra aussi la mise en abime de Sierra (
Dichen Lachman) et de Victor (
Enver Gjokaj) qui ne bénéficient pas -eux aussi- d'une très bonne fin dans leur intrigue pourtant si mouvementée en début de saison. À côté, les scénaristes vont plutôt se recentrer sur des protagonistes plus discrets dans la première saison, comme
Adelle (
Olivia Williams) qui brille littéralement. L'actrice anglaise montre toute l'ampleur de son talent, passant de garce invétérée à alliée de choix pour les dissidents de Rossum Corporation. Enfin, Topher Brink (
Fran Kranz) qui montre un peu d'humanité au fil des épisodes, il était temps.
Dollhouse, c'est aussi quelques guests sympathiques, on se souviendra surtout de l'apparition marquée de
Summer Glau qui n'a certes plus grand-chose à prouver, mais qui arrive quand même à montrer un nouveau visage, visage qui va marquer Topher à vie. Et le meilleur épisode de la saison reste sans l'ombre d'un doute « The Attic » (2x10) où tous les éléments se mettent en place pour offrir une fin digne de ce nom à la série. Plus encore, cette seconde saison offrira au show ses meilleurs moments,
Joss Whedon se libérant des limites d'une série du genre et ose tout, en se rapprochant même de la perfection épisode après épisode.
Passionnante, cette nouvelle et ultime saison est une réussite sur tous les plans.
Et comme pour la saison 1, on nous propose la suite d'Epitath One (1x13) simplement intitulée « Epitath Two » (2x13) qui clôture une bonne fois pour toutes la série dans un dernier regard en direction d'un monde en pleine crise, un dernier regard plein d'émotion et de talent, chapeau l'artiste.
Dollhouse s'impose comme l'une des meilleures séries de science-fiction de l'année. Pleine de surprises, on en vient à la regretter, elle qui avait pourtant beaucoup déçu il y a un an. Croire en l'impossible, c'est le let-motiv d'un show qui a su imposer ses idées en dépit d'une case horaire américaine inadaptée à ce projet d'envergure.