Ca y est ! La saison 1 de Friday Night Lights est enfin disponible en DVD, et pour vous aider à faire votre choix, voici notre avis à son sujet.
Friday Night Lights raconte les aventures d'une petite ville du Texas qui n'a d'yeux que pour l'équipe locale de football américain. La vie ne tourne qu'autour de ces joueurs qui tentent tout de même, malgré les épreuves, de vivre une vie normale. On commence cette histoire avec l'arrivée d'un nouveau coach qui va devoir gagner le championnat d'état s'il ne veut pas voir son séjour à Dillon écourté.
Ne vous fiez pas au pilote ou aux images diffusées ici et là,
Friday Night Lights n'est pas une série sur le football américain, ou alors si, un peu. Mais pas tellement au final dans le sens où les scénaristes vont plutôt s'intéresser aux joueurs et à l'écosystème évoluant autour d'eux. Façon caméra à l'épaule et zoom au plus près des visages des personnages, les drames vont se mettre en place, les histoires d'amours aussi, les pleurs, les rires se chevauchent pour mieux nous passionner. Car malgré ses audiences, la série a toujours su s'octroyer les faveurs de la presse américaine et avant de me jeter dans le grand bain, je dois vous avouer que FNL ne m'avait jamais vraiment donné envie. Le tableau du pilote n'aide pas vraiment à s'y coller, notamment en raison de l'ambiance régnant au Texas et fidèlement retranscrite ici (avec Dieu, la famille idéale...). Passée donc la première demi-heure de visionnage, on comprend enfin que l'on va avoir affaire à un show d'exception qui va s'articuler, pour sa première saison en tout cas, autour d'un évènement tragique qui va changer radicalement le mental des protagonistes peu connus du grand public.
Car sous ses airs de drama, on est devant un teen-show qui reste, cela dit, bien plus évolué que les séries de la
CW.
NBC a toujours su placer la barre haute en matière de créativité, et FNL ne déroge pas à la règle. Aidé par son casting d'exception, composé autant de têtes connues que de sombres inconnus,
Friday Night Lights salue fièrement la foule de son piédestal longtemps inaccessible. Car
Peter Berg, qui avait déjà réalisé le film sur lequel est basée la série (et qui signe une grande partie des scénarios de la saison 1) a voulu avant tout des personnages humains et bourrés de défauts, notamment pour que le téléspectateur y trouve son compte. Les fans seront ravis de retrouver
Connie Britton (de Spin City) ou encore
Kyle Chandler (souvenez-vous de Demain à la Une) : tous deux campent les deux rôles les plus importants du show, le coach et sa femme.
Deux têtes d'affiche qui viennent compléter un casting de nouvelles têtes que l'on a sérieusement envie de revoir après l'arrêt de
Friday Night Lights ; on pense à Minka Kelly (Lyla Garrity, cheerleader), ou à
Adrianne Palicki (Tyra Collette, que l'on verra dans la très attendue série
Lone Star pour la
FOX) du côté des femmes, et à
Scott Porter (Jason Street, dont le pilote « Nomads » avait été refusé par la
CW en mai) et
Zach Gilford (Matt Saracen, récemment vu dans
Dare au cinéma) pour la partie masculine. Ca transpire la testostérone, et pourtant, la saison 1 s'avère étrangement rafraichissante à une époque où la télévision américaine n'était pas au top niveau question forme. Il est difficile de résumer en quelques paragraphes ce que l'on pense d'une série comme
Friday Night Lights. Scénaristiquement, c'est parfait, les personnages, ou plutôt la façon dont ils sont développés est maîtrisée de bout en bout, ne laissant aucune place aux doutes. On se sent concerné par le destin de ces vies hors normes et que l'on soit fan de football ou non, l'attention reste constante, quelques soient les évènements tragiques (ou pas) qui se déroulent à l'écran.
Friday Night Lights est une série comme on en voit peu. Son succès critique montre à quel point il s'agit ici d'un show exceptionnel qu'il faut voir, revoir, et re-revoir pour mieux s'approprier l'univers unique en son genre. Autant vous dire que l'attente de la saison 2 en DVD sera longue tant le standard est ici élevé à son plus haut niveau.