Alors que la troisième saison bat son plein aux USA, Gossip Girl s'apprête à revenir sur TF1 dans une saison 2 très attendue par les fans.
On avait particulièrement aimé la première saison de la pétillante et irrésistible série
Gossip Girl ; il faut dire que tous les ingrédients étaient là. Une gigantesque machine marketing plus tard, le succès était forcément au rendez-vous, accompagné d'un scénario convaincant et vilain… très vilain. On retrouve donc nos chères garces parties pour les Hamptons rejoindre le gratin de la jeunesse dorée new-yorkaise. Rien ne va plus pour Serena (
Blake Lively), à l'heure où Blair tente tant bien que mal d'intégrer Yale. Cette seconde saison se pose comme décisive pour la série tout entière, car elle porte sur la dernière année d'école de nos différents amis.
La vie reprend son cours, d'abord à la fin des vacances, avant de revenir du côté de Time Square pour passer aux choses sérieuses. Et mine de rien, la première partie de la saison renoue avec les fondements de la série. Les différentes rumeurs de la toujours trop mystérieuse
Gossip Girl, les délires de gosses de riches de l'excellente Blair Waldorf (
Leighton Meester) ou encore la descente aux enfers de Chuck (
Ed Westwick). Du très bon
Gossip Girl, des dialogues tendancieux, du sexe, de la drogue (oh, juste un peu) et surtout, des trahisons : source intarissable, permettant au scénario de se renouveler sans cesse et sans trop de problèmes. Pas de gros bouleversements donc, et le casting, de qualité de surcroit, est toujours là. Mieux encore, les personnages secondaires prennent plus d'importance, on pense notamment à Jenny Humpfrey (
Taylor Momsen), ou encore Lily Van Der Woodsen (
Kelly Rutherford) qui va devenir l'un des principaux centres d'intérêt des scénaristes. Car cette seconde saison apporte avec elle un épisode « spin-off » que nous avions critiqué
ici qui n'a finalement pas eu droit à la cour des grands. Il s'intéressait à la jeunesse de la mère de Serena, une jeunesse sulfureuse, mais malheureusement sans suite.
Tout se passait pour le mieux donc pour
Gossip Girl jusqu'au milieu de saison. L'empire érigé par la
CW s'est effondré tel un château de cartes face à un petit coup de vent. La mort surprenante, mais juste, de l'un des personnages de la série signe l'arrêt de mort de cette seconde saison. Dès lors, les histoires vont tourner en rond et surtout au ridicule. Entre une Vanessa qui n'a décidément pas sa place dans
Gossip Girl, un Nate qui s'empêtre dans une relation avec une femme plus âgée (désormais dans
Life Unexpected, comme quoi…) et une Serena qui joue les salopes de bas étage, c'en est trop. C'est le vide total qui prime jusqu'à une fin de saison poussive sans franchement aboutir sur un cliffhanger efficace. Tout se répète, on a l'impression que les acteurs ne se sentent pas à l'aise dans leurs intrigues, tout comme les musiques qui ne glorifient plus la série comme au bon vieux temps. Seul reste le couple Blair/Chuck. Se déchirant, s'embrassant, on ne s'en lasse pas. Le duo brille littéralement à l'écran et chaque scène où il apparait est une bouffée d'air frais. Cynique et glamour, un vrai régal.
Mais dans quel mur Gossip Girl va-t-elle se mettre ? 25 épisodes, c'est trop, surtout après le gâchis scénaristique qui devrait servir de cas d'école. Toutefois, le niveau remonte quelque peu à la toute fin de la saison, grâce à des guests de premier ordre (Michelle Trachtenberg, au hasard).