Le spin-off de NCIS débarque ce vendredi sur M6, mais que vaut-il vraiment ?
Après un pilote loin d'être convaincant, la série dérivée du hit policier de
CBS avait énormément de corrections à apporter à son concept pour réellement accrocher le téléspectateur. Après 10 épisodes, qu'en est-il vraiment ? Le tableau est-il aussi beau que ne le laissent penser les audiences américaines ? Pas vraiment. La faute, principalement, à un casting sympathique, mais a des personnages caricaturaux et beaucoup trop copiés sur
NCIS. Ainsi, nous avons Callen et Sam, les deux gros durs qui ressemblent à s'y méprendre à DiNozzo, les répliques cinématographiques en moins, mais le caractère en plus, Kensi (Daniela Ruah) le penchant américain de Ziva David ou encore Barret Foa, l'Abby de Los Angeles. Bref, pas beaucoup d'originalité et les scénaristes ne se sont clairement pas cassé la tête à imaginer des protagonistes très évolués. Il y a toutefois quelques perles, à savoir Henrietta, la chef de la cellule, toute petite, mais tellement drôle, qui tire son épingle du jeu au même titre que Nate, le psycho du groupe.
Les enquêtes quant à elle sont un peu moins portées sur l'action que celle de la grande sœur. Il faut dire que la version L.A. s'intéresse aux missions sous couverture. Toujours après le meurtre d'un Marine, nos amis vont donc partir enquêter et ainsi trouver la solution. Le fil rouge de cette première partie de la saison concerne Callen qui, rappelons-le, s'était fait tiré dessus. Outre les séquelles psychologiques d'un tel accident, on va en apprendre davantage sur les « coulisses » du personnage. Malheureusement, après deux premiers épisodes, l'intrigue va tomber à plat et l'on aura de ses nouvelles que dans le dixième épisode. Le reste sera donc une succession de meurtres calqués à la blessure près sur
NCIS, sans intérêt. Car
NCIS Los Angeles est ce genre de séries qui ne se regarde pas intensément. En clair, vous pouvez largement faire autre chose en même temps et ne suivre le scénario que d'une seule oreille sans pour autant perdre le fil.
C'est triste à dire, mais le niveau est clairement en dessous de la série mère et il ne fait que descendre jusqu'en milieu de première partie. De temps à autre (épisode 4, 7 et 10), il remonte pour faire souffler les fans face à ce désastre. Le dernier (10) et d'ailleurs très bon, ou en tout cas, moins mauvais que les autres. Pour augmenter l'enthousiasme des fans, on a même le droit à des apparitions du casting original, Leon Vance (le grand patron) et Abby Sciuto en tête qui n'apporte pas grand-chose là encore. On aurait aimé qu'ils soient mieux utilisés, on a en effet l'impression en l'état, d'assister à un foire aux monstres.
10 épisodes pour convaincre… ou pas. C'est un peu le bilan que l'on peut dresser de cette première partie guère satisfaisante. Difficile après coup de se donner du courage pour découvrir la suite.
À partir du 12 mars 2010 sur M6, chaque vendredi, 2 épisodes à 20h40.