Ce mercredi est sortie, en DVD, la saison 4 de Prison Break. Aperçu de la conclusion de cette série à succès.
Après les saisons 2 et 3, où tout le casting était dispatché dans différents coins, l'équipe est maintenant regroupée : les deux frères Scofield et Burrows, Sucre, mais aussi Mahone et Bellick, se retrouvent. Ils sont rejoints par Roland, un as de l'informatique, et par Sara qui sert de faire-valoir féminin mais ne fait finalement pas grand' chose, si ce n'est coller quelques pansements quand l'un du groupe a un bobo. Oh, et caresser le crane de Scofield. Oui, c'est vrai, c'est le gros boum de la saison : Sara n'est pas morte. Nous pouvons le dire ici, puisque cela a fait suffisamment de bruit pour que tout le monde le sache. Après une pirouette scénaristique, elle revient donc gentiment.
Réunir toute la bande a un but : ils doivent arranger les choses, et leur ardoise sera effacée. Par « arranger les choses », nous entendons « retrouver des tas de cartes pour pouvoir court-circuiter Scylla » (une boîte noire pleine de secrets). Donc, on part à un rythme d'une c
arte par épisode dans la première partie de la saison, sachant que chacune de ces cartes est détenue par l'un des grands pontes de la Compagnie. Les scénaristes nous présentent ça, comme d'habitude, comme si c'était une sorte de puzzle amusant et facile, avec quelques incidents de parcours bien sûr mais rien de terrifiant : le super-cerveau de Michael parvient à chaque fois à sauver tout le monde. Le rythme est donc ultra rapide, avec, pour chaque épisode de cette première partie de saison, un problème posé et sa résolution en une quarantaine de minutes.
Mais tout se renverse dans la seconde partie, parce que ce serait sans doute trop simple pour
Prison Break si cela continuait tranquillement. Les méchants deviennent gentils, les gentils méchants (mais en fait ils étaient méchants depuis le début mais on ne le savait pas), tout le monde est indigné – alors que pourtant, depuis le temps, ils devraient avoir l'habitude. Se créent ensuite des alliances plus ou moins probables, qu'ils vivent plus ou moins bien. Bien sûr, avec ce chamboulement il faut bien quelques morts et autres moments dramatiques. Bellick a son moment de gloire, par exemple, tandis que la relation entre Michael et Sara permet de faire quelques poses romantiques dans la surexcitation et dramatisation de l'ensemble. De son côté, T-Bag trempe comme d'habitude dans tous les plans louches. Il suit d'abord son propre chemin et ses propres intérêts, puis s'allie à plus tordu que lui lorsqu'il se sent menacé. Comme souvent, son personnage, brillant par l'interprétation de
Robert Knepper, est le plus intéressant de la bande, et la réunion T-Bag – Gretchen tout à fait pertinente. Et en plus, Gretchen, on l'aime bien !
Et, dernière saison oblige, il faut solder les comptes. Et principalement, montrer aux spectateurs d'où viennent les deux frères, en rappelant de leur passé un personnage très important – que nous ne commenterons pas ici pour éviter de spoiler ceux qui n'ont pas encore vu la saison. Disons tout de même que ce retour va tout remettre en question, et va faire que Michael et
Lincoln vont se retrouver opposés le temps de quelques épisodes, faisant bande à part et luttant même l'un contre l'autre. Cela commence de façon un peu forcée, la résolution est rapide et simpliste. Et si le passé est mentionné, les scénaristes s'attachent aussi au futur : on nous montre un « quelques années après », toujours rassurant pour les fans.
Précisons pour finir que ce coffret comprend les 22 épisodes passés à la télévision, mais pas le film final, épisodes 23 et 24 présentés en bonus dans l'édition américaine : le Français devra repayer, la toute fin de
Prison Break sera disponible dans un dvd unitaire à partir du 2 décembre.
Une dernière saison inégale, pas toujours intéressante et trop rapide, dans laquelle il se passe beaucoup de choses dans tous les sens : il faut après tout terminer, conclure une saison pleine de secrets et de détours. Malgré tout, la saison est agréable et, soyons honnêtes, nous aimons ces retournements de situations farfelus dont Prison Break est devenue la spécialiste.