En attendant sa diffusion sur TF1 prévue dès le 16 septembre à 20h45, retour sur l'une des saisons les plus controversées de l'un des medic-shows les plus transcendants de cette génération : Grey's Anatomy.
Après quatre excellentes saisons, il paraissait difficile pour
Grey's Anatomy, de revenir au plus haut. Et c'est effectivement ce qui s'est passé durant une bonne partie de la saison, où la série s'est littéralement crashée au sol, mais pour quoi faire au juste ? Pour remonter la pente par la suite. Mais ce que l'on retiendra le plus de cette cinquième saison, ce ne sont pas les 6 derniers épisodes absolument fabuleux et son double épisode final énorme, non, ce sont plutôt les tout premiers, ceux qui ont mis Izzie Stevens sur le devant de la scène, laissant ainsi de coté, de nombreux personnages importants.
Car on va le savoir rapidement, Izzie va mal, on ne sait pas vraiment de quoi elle souffre, mais en tout cas, elle revoit Denny, son amour de toujours qui aura bercé une grande partie de la série. Loin de nous l'envie de décevoir les fans, mais ce personnage a toujours été plutôt énervant, peu intéressant, ennuyant au possible dans ses dialogues interminables… lorsqu'il va réapparaitre, on va assister à des scènes complètement surréalistes. Le côté médical de la série va complètement être mis au second plan ce qui va avoir une répercussion énorme sur les audiences et sur la qualité scénaristique du show. Les histoires qui vont en découler seront du même acabit, prenons l'exemple de la nouvelle révélation de la saison 4, à savoir le Docteur Torres qui devient lesbien. Alors oui, c'est une idée bien sympathique, mais qui va tourner la série au ridicule tant les situations manquent de crédibilité. En effet, la jeune femme se contente de se poser des questions sur sa sexualité, ou d'embrasser sa partenaire, sans jamais réellement rendre honneur à la cause homosexuelle.
La saison 5 est aussi la saison du grand n'importe quoi, notamment avec le départ de Hanh à la fin de l'un des épisodes sans que cela ne nous soit réellement expliqué. En cause, sa relation avec Torres qui chahutait les aprioris du puritanisme américain, ce qui a poussé les producteurs à faire partir le chirurgien dans un twist scénaristique risible au possible. Mais
Grey's Anatomy ne serait rien sans ses couples qui se mêlent et se démêlent, ce sera notamment le cas de Sloan qui devient tout bonnement inutile et qui est plus présent pour ses beaux muscles que pour ses facultés d'acteur. Lanterne rouge de cette saison, George ! Interprété par T.R. Knight, ce dernier joue formidablement bien son rôle de… meuble. En conflit avec la production, il ne va apparaitre que 2 ou 3 minutes par épisode. Était-ce pour nous préparer au pire ?
Mais revenons-en à
Katherine Heigl. Touchant, son personnage est en proie à la maladie, et elle va trouver du réconfort dans ses visions avec Denny Duquette. Les hallucinations font parties du jeu, mais le problème, c'est que les scénaristes vont faire tourner la série sur ce sujet pendant les ¾ de la saison. C'est simple, les longs moments où le couple revit à l'écran sont tellement soporifiques que l'on n'hésite pas à zapper pour revenir quelques minutes lus tard.
18 épisodes, c'est la durée des hallucinations de la jeune femme, 18 épisodes difficiles et vides de sens même. A partir du moment où Denny Duquette quittera la série (une bonne fois pour toutes on l'espère), on aura à faire à du grand
Grey's Anatomy. Une sorte de résurrection va s'opérer pour nous offrir les meilleurs scénarios de la série jusqu'à l'apothéose de fin de saison qui marquera plus d'un fan. Au fil des épisodes, on va également voir revenir Alex qui retombe amoureux d'Izzie durant ses pénibles moments. On redécouvre totalement ce personnage qui n'était plus devenu aussi indispensable qu'avant dans l'épisode 100, particulièrement émouvant. Mais ce n'est pas tout, puisque l'on va avoir son lot de nouveaux médecins et l'un d'entre eux va s'affirmer. Il s'agit du docteur Hunt, revenant d'Irak, il va faire chavirer le cœur de Yang, qui n'avait plus confiance en elle depuis son histoire avec Burke. On serait tenté de dire « enfin » tant on avait espéré voir ce moment arriver. Leur histoire va s'avérer passionnante et riche en rebondissements. De l'émotion en perspective ! Pour terminer ce tour de table des différents personnages, on concluera sur le couple mythique Meredith/Derek. Le duo n'avance plus, les scénaristes reviennent constamment aux mêmes sujets « je t'aime/je t'aime plus », non pas que cela en devient ennuyant bien au contraire, mais les malheurs ne les laisseront jamais tomber. Malgré tout, on est déçu par la tournure scénaristique utilisée pour le mariage des deux protagonistes.
Vous le savez,
Grey's Anatomy à engendré une petite sœur intitulée
Private Practice. Le spin off met en scène
Kate Walsh (Addison Montgomery) à Los Angeles. Après son départ de
Chicago, elle rejoint ses amis dans une clinique privée. Toujours pas diffusée en France, on se demande comment
TF1 va réussir à diffuser les crossovers cette saison puisque les deux séries vont s'entrecroiser dans un arc de plusieurs épisodes mettant en scène le frère d'Addison. Ces derniers mettent un peu de côté les hallucinations et la maladie d'Izzie, ce qui leur permet de rester captivants, bien que dès lors que l'on passe sur
Private Practice, le niveau ne soit vraiment pas le même…
Malgré un season finale époustouflant qui relève le niveau, on a du mal à se remettre de la grosse première partie de cette cinquième saison au sein du Seattle Grace Hospital. Les scénarios catastrophiques, les twists risibles et la relation Grey/Sheppard qui n'en finit plus achèvent vraiment Grey's Anatomy. Une saison décevante, mais qui a toutefois permis quelques petites surprises, avec un final qui n'augure que du bon pour le show.