Lily Rush revient pour une nouvelle saison éprouvante, chaque jeudi à 22h10 sur Canal +.
On avait quitté Lily Rush dans une fin de saison 5 où la jeune femme se posait des questions sur son enfance, l'on n'a d'ailleurs jamais vraiment pu découvrir le passé de l'inspecteur bien que les flashbacks soient nombreux aux fils des années. Cette saison, les scénaristes ont décidé de nous dévoiler les pensées de Lily au travers des moments clefs perdus entre des épisodes toujours aussi excellents.
Pour rappel, la particularité de
Cold Case, c'est de nous entrainer dans le passé lorsqu'un fait ressurgit des années après un meurtre. Une unité de la criminelle va alors s'occuper du dossier afin de traquer l'assassin via des retours dans le passé au travers de nouveaux interrogatoires d'amis de la victime et des témoins de l'époque. Cette année, Lily (
Kathryn Morris) va donc nous emmener dans diverses époques, des années 50 aux années 2000, ce qui va permettre à la série de se renouveler le plus souvent possible grâce à des affaires différentes à chaque fois, bien que l'enquête reste encrée sur des bases solides. Mais ce qui va changer cette année, c'est que nous allons en savoir plus sur le passé de l'héroïne, avec notamment le retour de son père. Souvent évoqué, on nous rappelle qu'il l'avait abandonnée alors que sa mère sombrait dans l'alcool. La jeune femme va tenter de reconstruire une relation avec cet homme si différent physiquement, les années étant passées par là, mais pourtant si proche de l'idée que l'on se faisait de lui. C'est à Philadelphie qu'il se trouve, jouant aux échecs.
Et il va être l'argument fil rouge de cette saison, car chaque épisode dissimule un passage clef de l'enfance de l'inspecteur Rush, tout cela afin de mieux nous faire apprécier le très bon season finale qui va découdre des inédits riches en émotions. Car c'est ce qui choque au fil des épisodes, alors que l'on s'attendait à du très classique après une saison 5 moyenne, les scénarios compliqués et difficiles vont se chevaucher grâce à un récit extrêmement bien ficelé à chaque fois. L'épisode 3
(Wednesday's Women) qui nous entraine dans une Amérique raciste, à l'époque où le Klu klux Clan sévit au Mississippi et où les femmes blanches n'avaient pas le droit de trainer avec les femmes noires, est l'un des moments phares de cette saison. Terriblement triste et bouleversant, les scénaristes signent ici un épisode sombre, mais efficace.
C'est également le cas de l'épisode 7
(One Small Step) qui nous fait vivre l'arrivée sur la Lune dans les années 60, vécue par un petit garçon. Touchant, mais à la fois troublant, on voit par la suite cet évènement international d'une autre manière.
Cold Case nous permettra également de découvrir les coulisses de la télévision des années 70 avec l'épisode 13
(Breaking News) qui met en scène une talentueuse présentatrice, maltraitée par ses pères (les femmes n'étaient pas légions à l'époque) et finalement assassinée à cause d'un évènement évidemment tragique. Cette saison, les scénarios sortent vraiment de l'ordinaire, on est très loin du classicisme de la précédente qui n'avait pas particulièrement brillé. Les musiques y sont pour quelque chose puisqu'elles jouent un rôle important à chaque flashback, principale raison à la non-sortie de la série en DVD, on a cette année droit aux Beattles et aux Pearl Jam. Du très bon, comme toujours, de ce côté, il n'y a pas vraiment à s'inquiéter.
Quelques défauts toutefois à mettre en évidence. Le personnage de Scotty Valens (
Danny Pino) qui se révèle inutile cette saison avec des morceaux d'histoires le mettant en scène particulièrement difficile à suivre. Les autres personnages secondaires comme Kat Miller (
Tracie Thoms) ou Nick Vera (
Jeremy Ratchford) ne sont pas assez bien mis en avant dans les enquêtes, on aurait aimé les voir plus souvent ou qu'il prenne plus d'importances. L'arrivée de
Jonathan LaPaglia n'apporte pas grand-chose si ce n'est un peu d'humour, on espère qu'il sera plus présent durant la saison 7…
La saison 6 de Cold Case continue sur sa lancée et confirme tout le bien que l'on pense de la série. Du premier épisode au saisissant 2-Hours Season-Finale apocalyptique, on a le droit à du lourd cette année. Et si tout cela n'était finalement qu'illusion ?