Après deux ans d'absence, Jack Bauer revient enfin sur les petits écrans français, chaque jeudi à 20h45 sur Canal +.
Déjà septième journée pour Jack Bauer, et pourtant, on a toujours autant envie de connaitre la suite. La saison 7 ne déroge pas à la règle et met en scène Jack Bauer face à une menace terroriste de grande envergure visant à débouter le pouvoir en place. De retour aux États-Unis pour être jugé pour tortures sur des prisonniers, il va être tiré d'affaire pour rejoindre le FBI. En effet, l'ex-chef de la CAT va être rappelé afin de désamorcer une situation de crise qui va mettre en scène un ancien ami à lui qu'il croyait mort… Tony Almeida !
La formule de base n'a pas vraiment évolué, elle met en scène Jack (
Kiefer Sutherland) durant 24 heures. La série est tournée en temps réel puisqu'un épisode équivaut à 1h dans cette journée de fou, et c'est ce qui fait le charme de
24, car la façon dont l'histoire est racontée nous donne forcément envie d'en savoir, d'en voir plus. Sur fond de conflit africain, on va rapidement s'apercevoir que le cœur du problème n'est pas ce grand continent, mais bien Washington où tout va se jouer. Brillamment mise en scène, cette nouvelle saison est à la hauteur des attentes des fans, rebondissements, trahisons, tous les ingrédients sont là pour faire parler la poudre. Certes, vous n'aurez pas la bombe atomique de la saison 6, mais vous aurez quelque chose de très surprenant qui devrait vous scotcher à votre canapé.
Chaque élément nouveau du scénario subjugue et nous explose à la figure, l'on n'est jamais au bout de nos surprises. Qui dit nouvelle saison dit nouveau personnage, FBI oblige, on perd complètement les repères des précédentes journées de Jack Bauer puisque notre homme intègre une nouvelle équipe étant donné que la CAT a été démantelée. C'est donc logiquement que l'on découvrir la nouvelle Présidente des Etats-Unis que l'on avait pu apercevoir dans
24 : Exil, mais également quelques agents du FBI comme Renée Walker qui va faire équipe avec Jack dans cette lutte contre le terrorisme. La très sexy Renée va en effet devoir garder un œil sur lui, même si elle le laissera faire, face à l'urgence de la situation.
Malgré tout, on n'évite pas quelques incohérences et notamment le retour de Tony (
Carlos Bernard). Longtemps annoncé comme un évènement, on se demande réellement comment il a pu survivre à sa mort présumée. Cela dit, ce personnage reste toujours aussi passionnant, tant est si bien qu'avec lui, l'on n'est jamais à l'abri d'un retournement de situation. Il s'avère même être l'un des protagonistes les plus intéressants à suivre cette saison.
24 joue également la carte de la femme Présidente avec
Cherry Jones qui campe Allison Taylor, une excellente actrice qui joue son rôle à merveille et tiendra une place importante au sein de l'histoire. En effet, l'action se déroule à Washington en grande partie, et elle sera au centre de l'intrigue étant donné que l'attaque terroriste sera l'œuvre d'une manipulation politique avant tout. Il faut dire que les ennemis de la Présidente ont toujours eu du mal à avaler sa victoire et surtout, de ses idées libérales mettant fin aux armes et aux sociétés militaires privées qui pullulent aujourd'hui aux États-Unis et qui viennent en aide lors de conflits mondiaux.
Mais ce qui fait de
24 une très bonne série, c'est sa faculté à rendre les personnages secondaires plus importants que les principaux. Insignifiant en début de saison, le mari de la Présidente va pourtant être le témoin principal du complot entourant son épouse. Pour continuer dans la famille Taylor, la fille apparait en cours de saison et se révèle sympathique en premier lieu pour ne révéler que sa véritable nature que bien plus tard. Car c'est ce que l'on aime dans
24, les plus gentils deviennent toujours les plus méchants ! Chloé O'Brian (
Mary Lynn Rajskub) fera aussi son retour pour servir Jack et l'aider grâce à ses capacités informatiques. Un retour pas vraiment important tant son rôle aurait pu être distribué à un autre agent, mais ça fait plaisir aux fans après tout… Mais également un retour plus inattendu cette fois-ci dont je vous laisse la surprise, donnant lieux à une scène complètement surréaliste bien qu'impressionnante, dans un aéroport.
Quoiqu'il en soit, le condensé d'action lié à un scénario du tonnerre est bien présent. Le stress intense émane de chaque épisode lui aussi, même si l'on aurait aimé une révolution plutôt qu'une évolution de la recette qui fait le succès de 24. En définitive, c'est une très bonne saison, pas aussi excellente que la sixième, mais le plaisir est là.