Invité à une projection de 25 minutes d'Avatar, Cinéma-France vous propose de revenir sur le film le plus attendu de 2009.
Si le public a eu droit à une diffusion de 15 minutes du
Avatar de
James Cameron le 21 août, les journalistes peuvent se vanter d'en témoigner de dix supplémentaires après une projection de presse organisée ce mardi matin au Gaumont Marignan. Pas de quoi pavoiser non plus, la majorité des images aperçues provenaient de la preview du fameux « Avatar day ». Le reste des festivités ? Presque uniquement des prolongement des dites scènes. Rien de bien neuf à l'horizon du 16 décembre, si ce n'est que l'on peut confirmer une fois de plus la prédiction que le film a toutes ses chances de demeurer l'événement cinématographique de cette année.

En guise d'éclaircissement et de précision, le dévoilement du résumé détaillé de l'histoire et ainsi la découverte de quelques détails scénaristiques non sans importance (mais que nous ne vous révélerons pas pour une raison qui va de soi), échappés de la bouche du producteur John Landau ayant fait le déplacement jusque dans notre pays pour jouer les VRP de luxe. Sa présence fut beaucoup plus accessoire qu'indispensable en définitive: il n'y avait pas besoin de nous resituer le contexte de chaque séquence pour comprendre de quoi il en retourne, quand l'ex marine tétraplégique Jake Scully (
Sam Worthington qui devrait s'imposer comme dans
Terminator Renaissance) pose le pied - ou plutôt les roues – sur la planète sauvage de Pandora, lorsqu'il prend possession de son avatar, part en expédition dans une jungle luxuriante à la faune menaçante, ou au moment de sa rencontre avec l'autochtone Neytiri (
Zoe Saldana), figure féminine « 100% Cameron »…
Des scènes mineures en comparaison du spectacle foudroyant que laisse présager l'expérience, toujours aussi visuellement bluffante de part le fragment de l'univers entraperçu. Monde original (le seul vrai depuis
Star Wars) sorti tout droit de l'imagination fertile de son auteur, garni d'environnements végétaux immenses et poétique à l'ombre de la nuit, possédant un arrière goût d'
Abyss en plein air. Une richesse de détails immersifs et une profondeur de champ quasi infinie que permet de ressentir l'utilisation de la 3D. Bien que John Landau nous affirme que le procédé n'est que « la cerise sur le gâteau » d'un long-métrage de fantasy bercé de romance et d'action, on continuera de penser qu'
Avatar ne pourra s'apprécier que totalement à travers le prisme des fameuses lunettes.
En ce qui concerne le souffle et l'émotion, l'objet oculaire ne devrait pas jouer un grand rôle dans son appréciation, au contraire des effets spéciaux dont l'indescriptible application (et non intégration) de la Performance Capture ne sera pas un frein mais un excitateur sensitif. La race des Navi's en est le meilleur témoin. Absolument crédibles dans leur interaction avec les éléments physiques alentours, y compris humains (quoiqu'il faudra en voir plus pour juger complètement sur ce point), les créatures extra-terrestres garantissent une publicité évocatrice au procédé technologique (malgré ce que certains peuvent croire le rédacteur de ces lignes n'est pas payé pour en faire la promotion… même s'il aimerait bien) qui fait davantage que rivaliser avec les précédents utilisateurs de l'outil (
La Légende de Beowulf et consort).
Reste à savoir maintenant si
Avatar se montrera constant sur la longueur, digne des espérances placées en lui et si le public répondra favorablement à l'excursion vers de nouvelles frontières visuelles. En faisant appel à la romance de
Titanic, à la fièvre guerrière d'
Aliens, le retour, à l'imagerie futuriste de
Terminator et à la féerie écologique d'
Abyss,
James Cameron devrait pouvoir s'en tirer pas trop mal.
> Retrouvez la première preview ici.