Beverly Hills, nouvelle génération, arrive sur M6 dès le 5 septembre à 18h50, mais peut-elle remplacer son illustre ainée ? Celle qui a bercé le cœur de millions d'adolescents dans le monde en s'affichant comme la série pour ado des années 90 revit avec plus ou moins de réussite.
“I used to rule the world, Seas would rise when I gave the word…” C'est sur les paroles de « Viva la Vida » de
Coldplay, que
90210, le remake de la mythique série
Beverly Hills débute, et déjà, l'on fait la rencontre de la famille principale de cette nouvelle aventure : les Wilson. Il y a Harry (
Rob Estes) qui est un ancien et qui fait son retour avec sa femme Debbie (
Lori Loughlin), et ses deux enfants, Annie (
Shenae Grimes) et Dixon (
Tristan Wilds), qui a été adopté. Rapidement donc, on entre dans le vif du sujet, et l'on va tout de suite comprendre l'ambiance générale de la série. Car à l'instar de
Gossip Girl,
90210 va nous embarquer dans les problèmes sentimentaux de la jeunesse dorée de cette ville de
Californie. Car Beverly Hills, c'est la ville de tous les péchés, avec ses stars, ses plateaux télé et ses boutiques de luxe. Mais aussi ses voitures de sport garées devant le lycée et appartenant aux élèves, bref, en période de crise, il faut avouer que ça donne le sourire.
Le pilote est exempt de défaut est dispose d'un scénario très travaillé qui permet de connaitre la plupart des protagonistes principaux de cette nouvelle génération, mais voila, une fois ce dernier terminé, les autres épisodes vont se révéler peu engageants. Pourtant, l'ennui ne s'installe qu'en mi-saison, car le plus gros défaut de la série réside dans son scénario qui tourne clairement en rond. Et pour cause, à partir de l'épisode 10, on va franchement avoir du mal à suivre les péripéties amoureuses d'Annie ou celle de Naomi, car les scénaristes n'osent rien. Il y a malgré tout, matière à faire quelque chose de très sympa, et on le ressent au début avec Adrianna qui tombe enceinte, certes, c'est une éventualité qui revient très souvent dans les séries pour ado, mais la storyline de la jeune fille est vraiment bien construite, ce qui permet de rester à la surface en évitant de toucher le fond. Car le fond,
90210 va manquer de justesse de se le prendre en pleine figure grâce à une prise de conscience dès lors que l'on s'approche de la fin de la saison.
Mais le principal intérêt de la série n'est pas là, puisqu'il réside dans les quelques retours d'anciens, passant dire bonjour de manière impromptue, ou qui deviennent réguliers. C'est le cas de Kelly (
Jennie Garth) qui a vécu sa propre histoire depuis l'arrêt de Beverly Hills et qui est désormais conseillère d'orientation au lycée. Son personnage va permettre d'introduire sa sœur, en la personne de Silver, mais nous y reviendrons. Autre retour, celui d'Harry (
Rob Estes) qui arrive avec sa famille comme nous vous le disions plus haut, mais aussi et surtout, celui de… Brenda ! Alias
Shannen Doherty qui fait son comeback à la télévision pour quelques épisodes dans des apparitions bien trop courte d'ailleurs, mais bienvenues. Et enfin, Donna (
Tori Spelling) qui joue la guest star durant deux épisodes. Si dans l'ensemble ces retours se passent bien, dans le cas de Donna, on a clairement du mal à comprendre les motivations de son personnage. Surtout que l'actrice n'a jamais vraiment brillé dans la série d'origine… Dans
90210, c'est pire ! Autant vous dire qu'elle revient avec un bébé et qu'elle est devenue styliste au Japon, et tout cela dans des retrouvailles bien niaises qui ne servent à rien.
Mais parlons des personnages principaux, ils sont tous, jeunes et beaux, cela va de soi, on est dans une série de la
CW là ! Et c'est là que l'on se dit qu'être acteur, c'est plus qu'un chèque que l'on encaisse, c'est un don. Prenons un exemple, Annie (
Shenae Grimes) est une piètre comédienne, surjouant et tournant au ridicule ses pathétiques apparitions, et n'arrivant même pas à nous tirer la larme à l'œil dans le cliffangher de fin de saison. Il y a aussi Ethan qui ne reviendra pas dans la saison 2, look surfer, mignon, mais qui ne va pas réussir à s'affirmer malgré ses tentatives d'émouvoir son public. Heureusement pour nous, il y a quelques perles, notamment Naomi, véritable « bitch » en début de saison, la jeune fille va très vite évoluer et changer. Bien évidemment, elle restera elle-même, mais la capacité de l'actrice à changer d'émotion du tout au tout permettra quelques scènes très drôles, tandis que d'autres seront chargées en émotions. C'est également le cas d'Adrianna qui est une ado cliché, droguée et alcoolique, mais qui va se reprendre en main au cours de la saison. Ses passages remarquables lors des épisodes dont elle est le centré vont permettre à
90210 de montrer qu'il ne s'agit pas que d'une série pour ado. Il y a aussi des sujets graves qui sont rondement menés.
On a du mal à comprendre 90210, une fois l'épisode est bon, une autre il est complètement mauvais. On sent qu'il y a des maladresses du côté des scénarios. Malgré tout, la série reste un bon divertissement pour les jeunes, cible privilégiée de la sixième chaine.