Un DVD qui met en lumière le monde magique de Guillermo Del Toro.
Edition simple, sortie le 29 Avril. Egalement disponible en collector 2 DVD.
Caractéristiques :
- Format 1:85 - 16/9 Compatible 4/3 - Couleur - 1h59
- Langues : Anglais et français Dolby Digital 5.1
- Sous-titres : Français
Le film
Hellboy II les légions d'or maudites nous ravissait à sa sortie, en juillet. Huit mois après, rien n'a vraiment changé. On se délecte toujours autant de ce spectacle magique de couleurs, de formes, de poésie et d'idées rendu possible par une saturation des couleurs à son extrême. Les jaunes s'immiscent dans les bleus géométriques du monde des hommes, les rouges sont marqués au fer et les verts virent au fluos. Même sur petit écran, de plus en plus gros d'ailleurs, l'Héroic Fantasy du fort inspiré réalisateur mexicain opère à merveille : il ratisse au plus large, ravissant sur la même production ceux que
Dark Crystal a enthousiasmé et ceux que la dernière trilogie
Star Wars a déçus. Ne sont-ils pas les mêmes ? Enfin, ça fait quand même plus de monde que sur la planète Naboo.
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Retrouvez la critique du film ici.
Technique
L'image
L'image est fraîchement restituée, on ne peut absolument rien redire. La précision des détails du décor est visible et pour ceux que ça amuse,
Guillermo Del Toro propose même une chasse aux trompes de Fallope. C'est dire. Lui, le premier à s'identifier à son héros aux cornes sciées et à la main conglomérat de roches plutoniques et métamorphiques rouge. Dans
Hellboy II les légions d'or maudites, blockbuster ou film de super héros, ce que vous voulez, film fantastique, l'important c'était d'en mettre plein la vue. On tape dans tout ce qui bouge, c'est l'effusion des scènes d'argent suivies par l'agent colorimétrique Klauss. Celui-là c'est peut-être pas le Père Noel, il n'empêche que tel un fantôme il passe partout. Le fantôme, les trolls, les fées, les ziguiguis, Hellboy s'invite à domicile, c'est le moment de commander une pizza et de refourguer ses (sa) pièce ratée de Warhammer. La deuxième, parce que la première a un petit côté mythique et que la deuxième n'est pas mieux réussie.
Le son
Le son est correct, sans plus. Au contraire de l'image, la musique (peu présente) et la bande sonore ne sont pas utilisées chez Del Toro comme des éléments fondamentaux de mise en scène. Les studios Universal font un travail efficace sur la version originale du moins, comme à l'habitude. Notamment en ce qui concerne les bruitages.
Guillermo Del Toro fait un saut en post-production pour le doublage des « micro-mutants n'appartenant à aucune classification scientifiquement recensée », il en garde une toux âpre et sèche, séquelles pulmonaires véridiques, c'est dire de son implication dans la conception du film. Il n'y a plus que la cigarette qui mène au cancer. Et ensuite, en ce qui concerne les fonds sonores (le marché troll) et les effets apportés aux voix pour qu'elles retranscrivent l'acoustique de la salle (réverbération, échos ou rien tout dépend de la salle, en faire le moins possible est parfois le choix le plus judicieux).
Les bonus
Et puis, il y a les « jouets » comme aime les appeler
Guillermo Del Toro, à savoir très peu finalement. 7 séquences de deux minutes pour expliquer ou juste montrer le fonctionnement des effets spéciaux sur le film. C'est comme un making-of sans montage, peu importe, ce qu'on aurait aimé savoir c'est pourquoi par exemple
Guillermo Del Toro préférait faire un film à 99% artisanal, pourquoi il préférait les personnages en costumes aux images de synthèses. Revoir Hellboy tabasser Mr. Wink dans l'abdomen à répétition : on le voyait déjà dans le film, c'est sympa mais c'est comme un gros cadeau, une fois déballé on fait un peu la gueule. Et quand on voit les décorateurs recoller un plâtre juste en miette, encore une fois, c'est vrai qu'on est en droit de se demander quels sont les avantages de cet incurable recours à la matière dure, organique.
C'est une question qui ne trouve pas de réponse. Pas plus dans le commentaire audio du réalisateur sur son film. Deux heures bien ternes.
Guillermo Del Toro explique son film, ce qu'il y a sur l'image : le visible. Il est, ce n'est pas un défaut, suffisamment talentueux pour mettre en scène ce qu'il désire. Ses explications passent ainsi pour redite de l'image. Ce n'est pas grave, ses anecdotes de tournage, ses influences lycéennes voire pré-lycéennes sont intéressantes pour qui est intéressé. Son moteur, son cinéma, le cinéma, on devra le chercher ailleurs que dans ces maigres bonus. On peut donc se questionner sur leur véritable utilité. On en apprend plus sur le réalisateur que sur son film… mais on parle cinéma ou on parle bonhomme. Il a pu lire ce qui lui chante, avoir envie de faire un gosse ou deux ou dix, il y a peut-être déjà assez de rubriques spécialisés.
Une des réussites du fantastique par un réalisateur fer de lance du genre. Un rêve de gosse qui en met plein la vue pendant deux heures. C'est clair, propre et limpide. Et ça ne mérite peut-être pas autant de commentaires audio, dispensables.